03 mars 2010
... Montevideo ...
Comme quoi il y a toujours de bonnes surprises, quoiqu'on puisse en penser, il reste toujours des endroits à découvrir même lorsqu'on a l'étrange sensation d'avoir fait le tour de la question, le tour de la ville...
Et cet endroit pourtant depuis plusieurs années déjà the place to be around culture, je n'y avais encore jamais mis les pieds... Y'a donc encore pas mal de boulot...
Une ambiance, simple, épurée, agréable, intello mais pas trop, un brin sauvage, invite à la rêverie, à la réflexion, à la pause, aux petits plats maison et surtout à l'image...
Et à une réflexion avec la vidéaste néerlandaise Manon de Boer sur la temporalité, l'image et le son, comment le son peut-il prendre le dessus sur l'image, s'y substituer pour capter l'attention du spectateur, le captiver jusqu'à parfois l'emprisonner... comment la musique peut-elle être filmée en s'accordant à l'image en étant comme une couche parallèle qui ondule et nous entoure tout le temps, même dans le silence...
Le tout sur fond de réflexion philosophique sur le temps qui nous marque ou Le temps qui reste, en référence au philosophe Gilles Deleuze que je découvre, il n'est sans doute jamais trop tard pour bien faire... Avec un peu de persévérance qui sait... J'ai été sensible déjà, c'est peut être un bon début.
Une vraie expérimentation sensible grâce à Attica notamment, filmé en travelling, compact et flottant à la fois, permet de se détacher de l'image et de n'être concentré que sur le son qui touche au plus profond, qui aide à se recentrer sur l'instant présent et l'espace d'un instant plutôt long agite la créativité.
Quatre courts métrages qui au départ paraissent isolés, indépendants et qui finissent par prendre tout leur sens surtout quand Manon explique la démarche de son travail avec beaucoup de douceur, de sensibilité et d'émotion dans un français timide mais parfait.
Un moment hors espace-temps qui apaise et ravive la créativité.
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08 janvier 2010
... Explosion à Marseille ...
... ou comment le gaz a volatilisé la neige ...
C'est la neige qu'on attendait dans la Panier ce matin, pour réveiller le doux rêve blanc qui avait suspendu les bruits assourdissants d'une ville soudain apaisée l'année dernière jour pour jour.
Mais c'est une explosion au gaz survenue aux alentours de 13h probablement à l'angle de la rue du Refuge et de la montée des Accoules, juste en face de l'école du loulou qui a fait parler d'elle. Un concours de circonstances m'a fait me trouver sur les lieux 20 minutes après les faits.

J'aurais sans doute du sortir un appareil photo, recueillir les premiers témoignages, écrire un article, concurrencer la Provence dont la une en ligne affiche toujours à 15h20, soit plus de deux heures après le drame qui a fait un mort et plusieurs blessés, la neige qui n'est pas tombée... Une seule petite brève surlignée en rouge relate les faits à 13h33.
Pourtant on aimerait en savoir plus.
Mais je ne suis pas journaliste.
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20 novembre 2009
:: C'est moi ou ils sont cons ? ...
Ah on dirait que j'ai retrouvé toute mes forces, toute mon énergie et toute ma mauvaise humeur!
Voilà des mois que je n'avais pas été révoltée au plus haut point.
Mon emploi du temps plutôt très chargé pour cause de reprise d'études que ceux qui me lisent me suivent fait que je suis un peu moins présente par ici, ce qui ne m'empêche toutefois pas de suivre un peu ce qui se passe autour de moi.
Je fais partie de ceux qui sont contre le vaccin contre la grippe A non pas parce que je suis une "anti-tout" ni une révolutionnaire simplement parce que je préfère le principe de réserve aux mouvements de masse. Un peu comme je suis une anti vaccin hépatite B, une anti-micro onde... Ok, aucun rapport, je sors!
Non. Je reste. Venons en aux faits.
Il se trouve que j'ai plutôt zappé le déferlement médiatique qui nous rabat les oreilles depuis de longs mois, d'autres choses en tête et surtout un mauvais pressentiment n'est pas marion cotillon qui veut, le vague sentiment que tout ceci n'avait qu'un but : enrichir les labos pharmaceutiques.
J'ai toujours du mal à afficher mes opinions parce que souvent je me fie à ce qui n'est pas forcément rationnel. Alors je reste attentive, j'attends et je mets très longtemps avant d'avoir une idée arrêtée. Parfois même je vire de bord.
Le père de mon fils m'a demandé si je voulais que ma progéniture soit vaccinée. J'ai du hurler un peu fort mais évidemment j'ai dit "non!!!!", en espérant qu'il ne le fasse pas en douce. J'ai eu droit à une réponse très prévisible du genre : "ne viens pas pleurer oui il me connaît bien s'il attrape la grippe!"
Sauf qu'il est bien là le problème et le coeur de mon coup de gueule.
Mes copines ont commencé la semaine dernière à m'appeler en me disant "ça y est la grippe est chez nous".
- "Ah bon toi aussi? Et alors tu as fait le test? C'est bien la grippe A?"
- "Ben non, mon médecin m'a dit que de toutes façons les symptômes étaient à peu près les mêmes que ceux de la grippe saisonnière ici certains docs n'hésitent pas à parler de grippe marseillaise que j'ai soit disant eu au passage il y a quinze jours donc on verra bien... Et puis le test coûte 300 euros donc j'attends."
...
On nous bassine depuis je ne sais combien de jours à coup de medias de masse, de recommandations publiques, de modes d'emploi pour éviter de propager la grippe A en entreprise, au restaurant, au cinéma, à la piscine, à la bibliothèque, dans le train, le métro, le tramway, à vélo, on nous infecte de convocations, d'explications, de méthodologie barbare, d'affiche massif, de gel antiseptique et bla bla bla.
Ok tout ça c'est pour éviter la propagation, prendre des précautions mais à partir du moment où on est sûrs que le sujet malade est bien porteur de la grippe A non? C'est moi ou ils sont cons!
Oui! Mais alors pourquoi quand il s'agit de savoir si le test est remboursé, combien il coûte (la rumeur jouant volontiers aux enchères et mieux que sur ebay), où peut-on le réaliser, alors là l'effet de masse est quasi inexistant, même le site du gouvernement sur la pandémie grippale www.pandemie-grippale.gouv.fr/ n'en fait AUCUNEMENT mention...
Par contre une pop-up "Tout sur la vaccination" fait barrage dès qu'on entre sur le site.
Le site du Monde en ligne pourtant bien référencé sur le sujet ne trouve aucun article à ma recherche quand je tape "comment savoir si j'ai la grippe A", "test grippe A".
J'ai réussi avec un bon indic à savoir que le test n'était pas remboursé, qu'il coûtait aux environs de 197 euros, sur internet (en dix bonnes minutes coût marginal gratuit quand tu nous tiens) à trouver que le test était réservé depuis juillet aux seuls cas présentant des symptômes et ayant de graves problèmes respiratoires mais la liste de réponses est plutôt mince.
Pourtant le test existe, mais il est complexe et coûte cher. Article L'express.fr du mois de mai 2009.
Soit.
Mais si tout n'est que question d'économie en matière de santé publique, alors pourquoi tout ce gaspillage, pourquoi des vaccins conditionnés en doses de 10 injections et pas en dose unique? "l'utilisation des ampoules multidoses a été imposée par les laboratoires pharmaceutiques. Les délais de fabrication aurait été beaucoup plus long si nous avions commandé des doses uniques"répond le cabinet de Roselyne Bachelot interrogé par Sophie Manelli, journaliste à La Provence.
Ah bon, tiens donc?
Ah j'ai trouvé ça aussi sur La Provence.com, parce que je cherchais à savoir si les tests se réalisaient bien (pour la région PACA) sur Marseille à l'hôpital Nord...
"Un des problèmes actuels est le non-remboursement du test moléculaire. Le Pr Raoult, directeur du laboratoire de virologie de la Timone a alerté le directeur général de la santé."L'absence de recours au diagnostic entraîne un coût social considérable puisque dans 9 cas sur 10 les gens sont arrêtés pendant 7 jours pour suspicion de grippe alors que ceci ne se justifiait pas."
Et là je me suis dit, "tiens tiens Raoult ça me parle"...
Ce qui a un peu amené de réconfort à ma révolte et sans doute un brin de légitimité à ma réflexion que je craignais réactionnaire.
Parce que ce que je me dis bêtement moi en entendant ma copine me dire que du coup elle allait vacciner ses deux autres enfants de 3 et 7 ans de peur que le premier atteint par "une grippe" ne contamine les autres, c'est que :
si lorsqu'on est atteint de la grippe A on doit porter un masque, être en quarantaine, être arrêté au moins 7 jours si on travaille, quitter l'école, que si les cas dépassent les 3 personnes malades on doit fermer écoles et bureaux mais qu'au final ni les médecins ne préconisent le test pour en être sûrs, ni l'état ne les prend en charge, ni les malades ne les font parce que c'est la crise et qu'on est tous fauchés et qu'en plus tout sujet ne présente pas les conditions pour y prétendre alors ON SAIT COMMENT QU'ON A OU QU'ON N'A PAS LA GRIPPE A???????????
Par contre, dans le doute, comme personne ne sait vraiment, que tout le monde panique parce que la grippe A tue tout comme vivre tue évidemment c'est inévitable alors "on ne sait jamais" on se vaccine, comme Roselyne. Principe de précaution oblige...
Alors, manipulation, lobbying, mauvaise communication, méfiance envers le gouvernement, désinformation, info, intox, hoax ? Tout se dit, tout s'écrit, tout s'entend, tout se lit et TOUS au lit!
On en n'a pas fini de parler de cette mauvaise grippe, pas fini d'en faire le tour de la question, pas fini de la scruter de A à Z...
Allez, j'inspire, j'expire et je reviens vite parler des dernières recherche de Didier Raoux, ben oui encore lui, mais je n'avais pas prévu ni mon coup de gueule de ce matin ni qu'il s'exprimerait aussi sur la grippe A, mais cette fois dans un tout autre secteur, l'alimentation, à moins qu'au final dans l'esprit, le fond soit un peu sur la même forme.
10:17 Publié dans Mes coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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03 novembre 2009
... 'tit time ...
J'ai mis à peu près une semaine à le comprendre, la déprime passagère qui semble avoir atteint plus d'une âme sensible serait peut être due au changement d'heure, aux fins d'après midi trop vite sombres, à l'appel de la nuit en plein jour.
Les filles perdent leur bonne humeur un peu comme l'automne perd ses feuilles et sa lumière...
Je déprime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément, pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément, plus tellement...
Parce que c'est évident, la déprime a TOUJOURS une BONNE mauvaise raison d'exister, au moins pour justifier entre autres nos douces envies de sucreries.
Je ne sais pas si je peux décemment expliquer mes pulsions gourmandes par une baisse d'énergie mais FORCE EST DE CONSTATER que depuis quelques jours je ne pense que "chocolat", "gâteaux", "thé" et autres ingrédients de la gourmandise exquise...
Et il est une activité que je prends plaisir à pratiquer sans modération en compagnie de ma nouvelle copine : dénicher le tea time place à chaque 'tit time... faire des bides et autres jeux de mots thébiles.
Ce soir en sortant de cours, notre dévolu goulu s'est posé là.

Un nouveau lieu, bien pensé, une vitrine à faire pâlir les diabétiques, des trésors sucrés alléchants : c'est chez Mina Kouk.
On aurait bien eu envie de lui conseiller une bonne et vraie stratégie de com à Mina mais on s'est contentées d'apprécier l'endroit, d'imaginer quelques lumières un peu plus tamisées, un comptoir plus fourni, croulant sous les présentoirs de pâtisseries orientales, de siroter notre jus de fruits frais, notre thé à la menthe et nos mille et une pâtisseries, de faire du lobbying auprès d'un élu qui passait par là, de polémiquer sur poubelle la ville, de se rêver free lance in the mouvance et de rire aux éclats.
Et si Mina Kouk, c'est qu'elle cooks from the souk... On l'avait deviné hein, évidemment!
Ne s'improvise pas étudiante ès com qui veut!
=> Mina Kouk on the web : www.minakouk.com
23:16 Publié dans Un endroit comme j'aime | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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27 octobre 2009
:: Demain sera un autre jour ::
C'est qu'il ne faudrait pas commencer à reprendre les mes mauvaises habitudes hein... Je n'avais pas vraiment signé de moratoire mais mes résolutions étaient plutôt destinées à aller de l'avant, à oublier le passé et à foncer, à goûter à toute nouvelle initiative pour rebondir, boing, boing, boing...
Et le rebond ça me connaît! C'est comme la marée qui chaque matin nous livre une mer immaculée ainsi soit-il....
Alors pas question en ce jour nouveau d'annuler mes plans, de me blottir dans les antibiotiques, la cortisone et autres remontants.
Ils font effet, prouvons-le.
J'ai donc pris d'assaut mon vélo fétiche, que j'ai trouvé tout aussi beau et bien plus en état que son cousin parisien, dernier en date à avoir eu l'honneur de mon rebond, et j'ai rejoint le déjeuner/débat du Club Provence Communication avec en toile de fond "MARSEILLE 2013 ! CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE : CET OBSCUR OBJET DU DESIR ..."... Tout un programme...
Nul ne peut se sentir marseillais et vouloir passer à côté de cette promesse de cohésion sociale, d'énergie voire même de synergie entre les différents acteurs économiques, culturels, sociaux et j'en passe.
Un rêve d'avenir.
Et le meilleur moyen de comprendre les enjeux de cette échéance qui approchera sans doute bien plus vite qu'on ne veut bien l'admettre, est de s'y confronter, taper aux portes, écouter, se documenter avant pourquoi pas d'y participer, car c'est bien là l'essentiel...
Et comme tout projet d'envergure, il génère du fantasme, des envies, des questions, on sent bien que tous veulent s'y impliquer mais que les filons restent encore à dénicher, on hésite, on est méfiant, on fait comment, on s'interroge sans doute trop alors qu'il suffit à coup sûr de réunir ses forces et d'en faire proposition...
Il serait bien qu'on en finisse avec cette méthode de l'affront, de la crainte, pour aller dans le sens de l'union, du solidaire. L'action amène à l'action, du basique en somme.
Je suis idéaliste certes mais si cette approche n'est pas adoptée le défi sera loin d'être gagné.
En tout cas l'idée du déjeuner/rencontres entre professionnels de la com est plutôt réussi, rien ne vaut la confrontation positive!
Quant à l'occasion de découvrir la Bo{a}te de l'intérieur, objet de tous mes fantasmes depuis tant de temps, mais ils font quoi là dedans???? était l'occasion idéale d'allier le pro à l'agréable.
L'actualité Marseille 2013 en un clic => les pdf, les actions, les fiches, tout tout tout...
Le Club Provence Communication en un clic => qui, quoi, quand, où, pourquoi, comment...
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24 septembre 2009
... Sois rapide et chausse toi! ...
Et si, pour se sentir bien dans ses baskets, on enfilait des escarpins?



J'ai reçu l'info il y a plusieurs jours, mais un peu happée par ma nouvelle vie surbookée d'étudiante de mère célibataire mercenaire je n'y ai pas vraiment prêté attention.
Pourtant c'est plutôt drôle, plutôt même très osé de venir recruter dans la deuxième ville de France les lyonnais bien moins mégalos me pardonneront cette nuance subtile deux jolies gazelles urbaines cagoles sur pilotis pour constituer une équipe susceptible de remporter la 2ème édition du Championnat National de Course en Escarpins !
Capillotracté le concept? Non non, juste pédichtarbé...
Sauf que quand on est une shoes-addict, comme dirait notre punkyb on serait prête à tout pour courir après quelques souliers par milliers...
Ca pourrait être un cas d'école celui qu'il faudra que je trouve pour mon dossier marketing mais non c'est un vrai kind of buzz...
Sarenza.com, le site de vente de chaussures en ligne a cherché l'originalité et l'a trouvé.
Le casting a commencé en début de semaine à Lille, hier à Lyon se poursuit aujourd'hui à
Marseille Cours d'Estienne d'Orves de 13h à 17h
arpentera Toulouse demain et Bordeaux samedi...
8cm de talons sinon rien...
Et si c'était l'occasion de sécher la deuxième heure de cours??!!! Juste pour regarder et se marrer!!!!
N'est pas coureuse de fond qui veut!
Article même pas sponsorisé!
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15 juillet 2009
... Quel Titre! ...


La dernière fois que je suis entrée dans cette librairie toute particulière au Titre bien choisi et à l'ambiance unique, sobre, au design épuré, aux couleurs juste ce qu'il faut de colorées pour nous plonger dans un univers dépaysant et onirique, autour de livres, de pièces de créateurs, d'objets déco toujours savamment utiles et de gadgets ludiques pour égayer la vie de nos bambins, c'était justement pour offrir le cadeau de fin d'année des maîtresses de mon fils.
Non pas qu'il soit précoce, non, c'est juste qu'il est dans une école d'application où un jour par semaine, son institutrice attitrée s'en va former des apprentis sorciers maîtres.
Après un petit tour de la boutique où j'ai scruté les étiquettes soldées, j'ai fini par demander conseil pour le deuxième cadeau. Je n'ai pas hésité un seul instant pour le premier, une pochette fleurie en tissu était l'évidence même, mais je bugguais un peu pour le suivant.
Nous sommes donc tombées d'accord sur un roman très frais "à lire absolument" griffonné sur un post-it.
Le temps m'étant compté, j'ai accordé toute ma confiance à Mme Titre.
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10 juillet 2009
:: Ma vie en contre sens ::
Il y a neuf ans jour pour jour je foulais le sol de la capitale, un sac sur l'épaule comme seul compagnon, persuadée que j'allais enfin vivre la vie que j'imaginais depuis de longs mois déjà. J'avais l'intime conviction que vouloir c'était pouvoir.
Après mon retour des us où je n'avais pas eu le coup de coeur escompté, je venais de décrocher ce poste chez eurostar avec tant de facilité que j'étais convaincue que je prenais the right rail.
Une chambre à deux pas du canal Saint Martin, une piscine couverte, la plus ancienne de Paris où j'allais faire des longueurs matin et soir, j'étais fière de moi, j'accédais à mes envies. Je resterais quelques mois derrière mon comptoir à dire bonjour en anglais, à rendre la monnaie en livres sterling, loin de la vie que je ne voulais plus et sans doute très proche de celle que je croyais m'inventer. Puis je chercherais un vrai travail celui dont je rêvais.
Je me baladais rue du Bac, je tuais le temps et mon argent dans les boutiques de la rue Rivoli, je passais des heures la tête en l'air à capturer ces gros plans d'architecture, je scrutais les moindres détails, je découvrais les musées, j'observais les gens, j'essayais de me projeter.
Pourtant je me sentais seule aussi, et tous les lundi matin je n'attendais que l'heure du départ le vendredi soir Gare de Lyon. J'étais déjà capricieuse, je voulais tout avoir avant même de savoir ce que je voulais. J'étais naïve, je tenais entre mes mains sans contrainte aucune ce que je regrette à présent depuis toutes ces années et je n'ai pas compris. Je ne savais sans doute pas encore tout à fait qui j'étais. Ou je n'étais tout simplement pas prête. J'avais déjà passé un pacte avec cette fâcheuse tendance de ne jamais être au bon endroit au bon moment.
A 1000 kms au sud, m'attendait celui avec qui je n'avais rien en commun mais que j'avais rencontré deux jours avant la date anniversaire. Mes carences affectives commençaient déjà à me jouer de vilains tours. Et plutôt que de persévérer dans ce qui me tenait à coeur, je ne pensais qu'à rejoindre celui qui finirait pas le briser. Mes week-ends n'étaient que de longs trajets aller-retour, alors qu'ils auraient pu être l'occasion de mon intégration.
Je n'ai pas su attendre. J'ai jeté l'ancre. J'ai abandonné au risque de tout perdre.
Depuis je ne cherche plus qu'à recommencer là où je me suis arrêtée. Mais depuis je joue aussi à la maman, avec un papa en moins, et tout est beaucoup moins facile.
L'échéance de la rentrée prochaine fait sans doute partie de cette course à l'adulescence et à ce qui ressemble de près comme de loin à la reconquête du paradis perdu.
Et je risque bien à nouveau de perdre de vue mon objectif si l'affectif me rattrape.
A moins que cette fois je sache être patiente, que je franchisse une à une les étapes, que je prenne le train dans la bonne direction et surtout que j'évite les contre-sens.
22:38 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : paris, marseille, aller retour, partir, rester |
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04 juillet 2009
:: aPriori ::
a priori : expression latine signifiant au premier abord, sans examen approfondi, spontanément, avant de connaître
synonyme : préjugé
Jeudi dernier, comme un jeudi midi sur deux, après avoir passé 30 minutes à comprendre comment je fonctionne assise au frais dans un confortable club en cuir rouge, je déambulais sur le cours Estienne d'Orves pour m'accorder une transition ouatée à la hauteur de ma sérénité retrouvée.
Un beau soleil, des terrasses remplies, des pavés, quelques mouettes, j'adore marcher les yeux en l'air pour me ressourcer, trouver un peu d'oxygène visuel au milieu d'un décor citadin qui parfois étouffe.
Les vitrines affichant de jolis prix barrés ont toutefois attiré mon regard. Et en poussant un peu ma curiosité, à l'entrée sur la droite chez Agnès b je suis tombée sur cette expo.
J'ai marqué un temps d'arrêt. Puis j'ai parcouru cette série de portraits de trentenaires mis à nu accrochés en U sur trois murs blancs dans la sobriété la plus totale prise d'une émotion toute particulière mélangeant surprise, pudeur et envie comme si je me trouvais un brin voyeuse devant le photomaton de leur "moi".

J'ai lu le brief. C'est sans doute banal mais j'adore lire la note explicative surtout si c'est celle de l'artiste. Histoire de mieux comprendre sa démarche et d'ajuster mon impression.

"C'est un travail sur ma génération. Les personnes que j'ai choisi de photographier ont donc entre 30 et 40 ans. Ils font tous parti de mon entourage affectif ou professionnel, un nom différent, exercent un métier différent, définitif ou pas. Les trentenaires d'aujourd'hui, leur regard dans l'objectif et sur notre monde, leur parcours, leur âme, leur trouble, leur quête, leurs désirs...

J'ai trouvé ça très difficile parce que tentée de mettre ces visages quoiqu'il arrive dans mes petites cases.
J'ai donc préféré capter leurs regards essayant juste de savoir s'ils étaient heureux, parce qu'en ce qui me concerne c'est un peu l'objectif principal de ma trentaine.
Puis j'ai fait mon petit tour dans la boutique, j'ai repéré des ballerines, un collier et un t-shirt enfant.
Mais la dépense n'aurait pas été raisonnable.
J'étais a priori déjà à découvert.
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29 juin 2009
:: Marseille power vs happy hours ::
Si depuis bientôt 10 ans que j'arpente la cité phocéenne, celle qu'on aime, celle qu'on déteste mais qu'on a tant de mal à quitter, je fais tout pour ne pas prendre l'accent et éviter le phrasé ô combien contrasté pour ménager ma bonne mère sans qu'elle ne m'entende un jour dire que c'est nous qu'on a le monopole du soleil, même qu'avé cette chaleur bientôt on va mourir, et que les parisiens y zont beau nous critiquer, y zaimeraient bien en avoir autant que nous hein du soleil!, je ne peux pas en dire autant de cette tradition sudiste que j'ai adopté à l'insu même de mon plein gré, et même plutôt au gré du vent mistral : je veux bien sûr parler de l'apéro !
Rien de tel qu'un bon rosé pour faire baisser le mercure en plein été.
Sauf que le rosé, dans le sud ça se boit comme du petit lait et que l'été ayant ouvert le bal des 7 à 9 arrosés, je sens que je vais encore en faire des confidences les joues rosées. Je fais partie de celles qui goûtent à l'ivresse en un seul verre mais au delà d'être économique pour celui qui invite ça devient vite compromettant pour celui qui entend.
De confidences en confidences je confonds vite révélation et simple conversation. Et le pire c'est que n'étant pas non plus vraiment soule, je me souviens toujours de tout le lendemain et les autres avec!
D'où l'absolue nécessité de grignoter en même temps que je sirote de délicieux toasts aux saveurs de la Méditerranée.
Et si Le Corbusier a eu sa maison du fada, le Massilia Sound System son commando et coca son alter-cola, la célèbre marque d'huile d'olive Puget présente une nouvelle gamme saveurs du sud à tartiner ou pas pour accompagner les apéros Fada!
Caviar d'aubergine, tapenades, confits d'antipasti ou de poivrons, olives en tout genre... Vous n'aurez que l'embarras du choix.
Quelques produits "tout prêts" à mixer avec de bons légumes du jardin, bio si possible, pour développer les apéros durables!
N'ayant plus de breuvage enivrant pour remplir mes verres, c'est donc avec un peu d'eau fraîche mais beaucoup d'amour que j'ai concocté une simple recette mini-brochettes melon / tomates cerises pour escorter le caviar d'aubergine, résolument mon préféré!
Et si l'ami Fernand vous offre en personne des kits apéritifs sur aperofada.puget.fr, nul besoin d'être en bande pour goûter un peu au Marseille Power!
Article sponsorisé
17:18 Publié dans Parce que je dois aussi survivre! | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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