20 octobre 2009

.. What's going wrong with me? ...

Ca fait pourtant deux ans que j'ose me poser la question devant une tierce personne, diplômée en matière de compréhension intérieure, de cerveau dysfonctionnant, de sensibilité sans doute abîmée, d'équilibre pour le moins boîteux.

Et bien plus encore que je ne comprends rien en matière de relations amoureuses, que j'essaie, que je me heurte, que je fais le dos rond quand il faudrait rugir et que j'agresse quand il suffirait de se laisser cueuillir...

Je n'adopte jamais la stratégie adéquate. Je tâtonne, je doute, j'envahis, j'empoisonne.

Je chie dans la colle.

Qu'est-ce qui peut bien faire qu'un jour tout devienne naturel, que rien ne soit trouble, qu'une rencontre coule de source. Est-ce un idéal inaccessible? Un mythe de six "if", une escalade dégringolade vaine vers le bonheur, et si et si et si...

Pourtant ce week end ils étaient nombreux les amoureux à se tenir la main, tout avait l'air si simple sous ce soleil radieux, un mirage du temps et de l'amour aussi sans doute.

Je suis épuisée de devoir calculer mes faits et mes gestes, de peser mes mots, de m'interdire d'aimer, de me livrer en chronospost ou de me faire désirer juste parce qu'il faut fuir dans l'espoir d'être suivie, de séduire dans le vide, d'être convaincue que je n'intéresse personne, que mes kilos sont l'alibi de cette absence et le poids de ma solitude.

Je me console à chaque instant, relativise mon célibat, l'explique avec des casseroles et le comble d'indépendance.

Cette génération m'inspire tantôt l'admiration tantôt le mépris au prix d'une revanche bien trop lourde à porter pour des âmes si fines.

Les soirées filles même trépidantes, même amusantes et quand bien même enivrantes n'ont pas la saveur de l'amour qu'il me manque.

Ce soir je suis néoclassique, néoromantique et surtout néocynique.

A moins que je ne sois juste néophyte.

 

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22 juin 2009

:: Ex échos ::

J'avais oublié qu'il était possible d'haïr à ce point. J'avais sans doute sous estimé mes capacités moi qui ai tellement besoin de me sentir aimée, de recevoir du retour positif, de donner dans la relation humaine harmonieuse.

Ce soir je le déteste autant que ma vie. Celle-là même que j'aimais tant la semaine dernière.

Mes humeurs n'ont de cesse que d'osciller entre ce que j'essaie de reconstruire et ce qu'il s'obstine à détruire. Nous n'avons jamais trouvé de terrain d'entente, nulle part, nous ne parlons pas la même langue. Je suis intéressée et exigente, il est très pris et en fait déjà beaucoup.

Il me manipule tellement bien, me culpabilise en un mot. Rien n'est pire que de ne pas s'entendre. Je dis blanc il comprend noir, il dit gris je deviens verte. Nous sommes exaeco.
Pourtant mon rôle de victime me colle à la peau. Je m'y complais, je m'y enferme, j'y suis soumise.

Pourtant j'aimerais tellement changer de vie, sortir enfin de sa prison qui me paralyse. J'y arrive une fois sur deux. En alternance. Au rythme de son silence. Loin des échos de notre échec. Mes petits bonheurs s'estompent devant sa rancoeur. J'aimerais tellement savoir que c'est du passé.

Le comble c'est que ça fait déjà cinq ans que je piétine, soixante mois que j'essaie en vain. Deux cent soixante semaines que je subis ce qui ressemble au remake de notre séparation un mercredi sur deux et autant de temps que je vis ma vie en demie-teinte, étriquée entre remords nostalgiques et désirs sourds de nouveauté.

J'ai porté son enfant, aujourd'hui je n'arrive plus qu'à enfanter la haine. 

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15 juin 2009

... Faux espoirs ...

Il aura suffit d'une désillusion, d'un faux espoir pour que ma machine à pensées négatives se remette en route. Comme si la fatalité avait bel et bien décidé de ne pas me donner de chance, jamais, mais de toujours me faire dépenser mon énergie à tort et  travers, toujours dans le vide, jamais dans la bonne direction.

Je commence à me connaître suffisamment pour savoir que j'allais réagir ainsi, jeter l'éponge, m'accabler, me tirer vers le bas alors même que je suis aussi convaincue qu'il me faut encore persévérer. L'éternel combat des voix contradictoires, celles qui chuchotent en moi, qui se contredisent tellement qu'elles gagnent toujours en me laissant inerte.

Pourtant je suis tentée d'interpréter ces signes comme ceux de la mauvaise route, parce qu'il paraît que quand les choses doivent se faire il n'y a pas d'obstacle, que ça glisse sans heurt, que c'est limpide.
Je me souviens du temps où je ne vivais que portée par mon intuition, où rien ne me faisait peur où tout était léger. Cette période me paraît si lointaine que j'ai l'impression d'avoir cent ans. Je crois qu'elle s'en est allée le jour où j'ai arrêté de vivre mes envies, le jour où je suis rentrée dans le moule et où j'ai tué la petite voix, ma préférée, par étouffement.

Depuis je subis, je ne rêve plus où si je rêve je me l'interdis. Je ne sais plus comment m'y prendre pour retrouver l'envie.

Même devant Bernard Werber à l'Alcazar samedi, dans cette masterclass où je me suis retrouvée aussi par hasard, où au détour d'un regard je suis tombée sur le programme des conférences et où scotchée par le thème "comment se faire éditer" j'étais assise une heure plus tard dans cet amphithéâtre à moitié vide, j'ai levé la main pour dire que je ne notais pas mes rêves, que je ne lisais qu'un livre ou deux par ans, que je voulais peut être écrire un roman mais que je pensais ne pas en être capable, que je suivais une psychothérapie etc etc...

Voulant à tout prix donner du sens à mon errance du jour, j'ai osé croire qu'il ne s'agissait pas d'un hasard.

J'ai sans doute eu la prétention qu'avec mes quelques notes blogguesques je pourrai un jour me prendre pour Beigbeder ou Gavalda, aligner mes désillusions dans un pavé de quelques centaines de pages, flatter mon égo, déverser ma prose, trouver un éditeur.

Heureusement je crois je n'ai pas eu le coup de foudre, ni pour l'homme fourmi ni pour le roman. J'ai eu cette étrange sentiment qu'écrire un livre ne revenait en somme qu'à intéresser un nombre suffisant de lecteurs pour apporter à son éditeur une rentabilité minimale et décrocher le privilège immense du premier roman et de ses pauvres à valoir.
Pourtant je pensais qu'en la matière, une situation d'oligopole aurait été suffisante, un seul texte pour émouvoir un seul lecteur, mon côté humaniste libérale sans doute...

Et l'homme fourmi en grand moralisateur du style littéraire crachant son venin contre l'égoiste romantique qui accompagne mes soirées du moment m'a simplement réconciliée avec ma pensée. Je l'ai trouvé fât, imbu, tellement peu romantique, tellement trop scientifique comme si l'émotion pour exister ne pouvait passer que par un lourd labeur, dépourvu alors de toute spontanéité. Peut être même jaloux de confronter sa dure tâche quotidienne face à ce qui peut parfois dans certains ouvrages apparaître comme de la prose facile, simple mais fine et percutante.
Pourtant il a vu juste, il a compris que certains avaient des rêves si forts qu'ils faisaient tout pour ne jamais les réaliser, j'ai du penser à voix haute.

Je crois qu'au fond je suis pas si mal ici, planquée derrière mon écran, obligée de ne plaire à personne, libre de ma pensée, de mes états d'âme si vulgaires. 

Au fond je crois que je n'ai pas d'ambition, que je préfère me plaindre, que je préfère l'échec parce qu'il me donne alors l'occasion de rester dans ma tristesse, dans ma mélancolie et d'écrire.

Au fond je crois que je n'ai toujours connu que l'échec. La réussite m'angoisse comme un idéal inaccessible.

Je suis ce que je suis il serait temps de m'y contraindre et d'arrêter de penser que je peux être quelqu'un d'autre différemment.

Comment puis-je d'ailleurs espérer qu'il pense encore à moi. Il a dû m'oublier, flairant la loose, la fuyant même, comme tous les autres, comme ceux que j'ai cru un jour pouvoir retenir.

 

 

10 juin 2009

:: Addicted to love ::

Je n'ai jamais été aussi contradictoire, je n'ai jamais autant désiré tout et son contraire, je cours après l'objet perdu et dépense toute mon énergie pour me convaincre que l'indépendance est la clé là où je n'aspire qu'à vivre la grande aventure.

Tout porter, tout décider, tout gérer sans échange, sans vis à vis, sans amour me paraît de plus en plus compliqué. Je porte un masque, je fais front et j'ai presque honte d'oser désirer une vie remplie comme si en période de crise il était indécent de vouloir s'enrichir. 

"Arrête d'en avoir autant envie et tu verras..." Ok mais je n'y arrive pas, je suis une indépendante romantique, j'aime les grands sentiments, eux seuls me remplissent et me donnent envie d'exister. J'essaie pourtant de combler ma vie d'autres effets, mais j'ai besoin de l'autre j'ai besoin de lui. 

Et pourtant c'est comme si ça m'était toujours interdit.

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17 avril 2009

:: Pression, sors de ce corps! ::

A trop vouloir comprendre pourquoi, comment, pourquoi, comment, pourquoi, comment, il arrive un moment où tout tourbillonne au point de ne même plus percevoir le pourquoi du comment.

Etre une maman parfaite, devenir une femme, tenter d'être attirante pas trop con si possible, être une amie agréable, apprendre à jouer de la guitare apprendre aussi le solfège ça peut aider, mincir à tout prix, rêver à un meilleur travail, lutter contre son vice le plus pernicieux : la nonchalance, se dire que redevenir étudiante semble le meilleur atout pour tenter une reconversion enrichissante au sens propre comme au figuré, avoir tout ça en tête jour et nuit, nuit et jour, sans que l'action ne soit au rendez-vous mais juste pour encombrer un esprit qui depuis plusieurs semaines arrive à saturation...

Pression, sors de ce corps!

Get out of me!!

Leave me alone!!!

Laisse moi un peu de temps le temps de m'accorder le droit de ne plus avoir envie de rien, ni de réussir, ni de me sentir belle, ni de plaire, ni d'être aimée, ni d'être une bonne maman, ni de penser que je dois être épanouie et que tout le monde ait besoin de m'aimer parce que je suis la plus belle, la plus gentille, la plus géniale, la plus sexy, la plus drôle, la plus courageuse, la plussss mieux habillée, la plus écolo, la plus performante, la plus jouissive, la plus bio, la plus écolo, la plus bricoleuse, la plus compréhensive, la plus endurante, la plus battante, la plus riche, la plus patiente, la plus pédagogue, la plus zen, la plus ponctuelle, la plus vintage, la plus parisienne, la plus citadine, la plus douce, la plusssss... meilleure...

Let me be the WORST.

Juste un peu, rien qu'un peu, le temps de retrouver l'envie d'être tout ça pour moi et rien que pour moi, non pas pour prouver que j'en suis capable mais juste pour piocher le meilleur pour ME sentir la plus belle.

Ce rendez-vous j'ai d'abord cru qu'il avait lieu mardi à 11h30. Mais c'est aujourd'hui à la même heure que j'ai eu rendez-vous avec moi-même.

30 mars 2009

:: Revival ::

C'était si bien ces moments volés, ces instants partagés là bas loin de tous regards, dans notre bulle comme nous aimions nous l'imaginer. Il a été le premier, ou peut être le deuxième à me faire goûter à autre chose, à un autre champ des possibles, à celui qui ressemblait tant à mon idéal. Je n'y ai d'ailleurs jamais vraiment goûté mais l'avoir espéré si fort en a eu toute la saveur.

Ca fait quatre ans peut être cinq même et sans doute bientôt six, pourtant j'en garde le souvenir intact, je pense encore à lui régulièrement malgré le silence que nous nous sommes imposés il y a plusieurs mois déjà. Il m'a donné ce rôle que je me suis découverte, celui de celle qui reste dans l'ombre et qui pourtant est toute dans sa lumière, il m'a connue à travers des mots, derrière un écran lui aussi, mais c'est sans doute de là qu'il(s) me voyai(ent)t le mieux.

Ce soir je pense à lui, je me suis connectée avec ce même pseudo là où nous nous sommes rencontrés. Mais le lieu était vide comme le reflet de ce qu'est notre histoire aujourd'hui. Plus aucune lettre à assembler, plus de règles à inventer, l'imagination et notre vie virtuelle, la seule possible, a déserté elle aussi.

A cette époque j'avais la sensation que ma vie allait redémarrer, que j'allais enfin exister pour quelqu'un de bien. J'allais apprendre la confiance en moi et en l'autre. Je me sentais pousser des ailes, je le savais inaccessible et pourtant il était tellement présent, si proche qu'il m'a apporté très longtemps la force et le courage  de tenir bon, d'y aller, de foncer, trouvant toujours le mot qu'il faut, le réconfort. J'apprenais grâce à lui à me sentir belle, je croyais en nous plus que tout, même sous une forme différente, inédite comme je n'avais jamais soupçonné. J'étais sans doute encore un peu jeune, encore un peu candide, un brin désuète, c'est aussi ce qu'il aimait.

Je ne pense à lui plus que de manière épisodique, non plus à chaque instant, mais il est étrangement toujours un peu présent. Nous ne nous reverrons jamais, je sais qu'il a plus que choisi sa route, mais bizarrement je continue à chercher un peu de lui quelque part, parfois, comme ce soir. 

 

22 mars 2009

... Compagnon virtuel ...

Ca y est c'est officiel mon statut facebook est redevenu "célibataire" fallait bien quand même que j'achève ce feuilleton palpitant, je ne pouvais pas laisser les plus curieux sans aucun dénouement. Je n'ai pas eu besoin de passer par l'étape "c'est compliqué", pas de négociations, pas de détours ni même d'éprouvantes explications. J'ai patienté 3 longues semaines mais rien, le néant, silence radio, le désert après le tsunami, il y a des bouleversements climatiques qui n'ont besoin d'aucun signe précurseur, d'aucune logique.

Enfin si, des signes il y en a eu, mais comme à mon habitude, le besoin d'y croire, l'envie de me sentir transportée, de vibrer ont une fois de plus pris le dessus. Nier les évidences, les intuitions, les dérapages, faire taire la petite voix pour espérer qu'un jour elle parle au présent. Sauf que je me trompe de cible, enfin je devrais plutôt dire je me trompe d'objectif. C'est même écrit dans les livres pour enfants au chapitre éducation sexuelle que pour sublimer ses pulsions on peut aussi et surtout faire du sport, travailler, partager de bons moments avec ses amis...

Alors après la tristesse, la déception, la colère et l'incompréhension, j'ai laissé place au soulagement. Le soulagement d'avoir le sentiment d'être devenue, sans préméditation, la meilleure ennemie. Si seulement ce bon vieux rôle de meilleure amie pouvait avoir tiré sa révérence je crois que je serais enfin débarrassée d'une malédiction qui dure depuis trop longtemps.
Aurais-je enfin trouvé un peu de légitimité? Serais-je en mesure d'être une femme que l'on peut aimer et détester tout aussi fort, assumant et imposant ses désirs, ses envies et ses exigences?

Je n'ai pourtant pas l'impression d'en avoir demandé autant, mais l'essentiel est qu'il le pense.

Toujours est-il que presque 5 ans plus tard, mon meilleur compagnon reste et demeure mon compagnon virtuel, celui qui au gré de ses nouvelles applications et autres réseaux communautaires à la mode me permet de vivre de nouvelles aventures, toujours très palpipantes mais qui ne me quitte jamais d'une semelle, fidèle, réactif et toujours disponible : my lovely computer.

Ca me donnerait presqu'envie de fredonner quelques paroles de la plus vintage des animatrices télé pour enfants...

La première fois que j'ai du me réhabituer à vivre seule je me suis retrouvée dans un appartement grand, trop grand, à meubler du sol au plafond, dans lequel même ma respiration résonnait, sans télé, sans radio, sans vrais copains ni amis, ni même ordinateur. Juste mon petit bout et moi. La solitude a pesé très fort, je tournais en rond, rentrer chez moi devenait juste insoutenable, j'appréhendais l'échéance, je n'ai d'ailleurs jamais réussi à y créer un univers harmonieux. Seul le vide a survécu puisque je suis partie. Je suis retournée d'où je venais, pour tenter une expérience vaine, juste pour rompre avec une solitude qui me paraissait insurmontable. J'ai compris ensuite que c'était une mauvaise raison.

La seconde fois, qui fût donc aussi et hélas la bonne, le premier objet que j'ai du déballer des cartons c'était mon compagnon. Il m'a aidé à dépasser le cap de l'ennui, du manque de l'autre, non pas qu'il s'y soit substitué mais il m'a permis de faire la différence entre ce qui était bon et ce qui ne l'était pas, entre ce qui me manquait et ce qui ne me manquait pas.

J'ai peu à peu dans la souffrance aussi parfois hein! faudrait pas penser non plus que je me sois robotisée au passage reconstruit un réseau social, je me suis mise à écrire, je me suis surtout retrouvée face à moi même devant ces mots que j'alignais, sur une fenêtre de messagerie instantanée ou même ailleurs... et peu à peu la vie s'est remise en route... J'ai recommencé à sortir, à rencontrer des gens, pas toujours les bons mais peu importe, j'étais vivante! 
J'ai sans doute au passage du devenir un peu accroc à mes mails déjà mais aussi tantôt à  m****c, tantôt à myspace, tantôt à facebook, je me suis souvent surprise à attendre patiemment des signes de vie virtuelle. Mais j'ai ainsi pu prendre le temps de savoir qui j'étais, de tenter des choses un peu folles comme de construire d'avancer auprès d'un compagnon qui me donnait accès à tant de choses!

La vie 2.0 était lancée!

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20 février 2009

:: Ego Trip ::

De mes discussions psycho-philosophiques hebdomadaires depuis plus d'un an, ressort toujours un éclaircissement, une avancée, une notion nouvelle qui m'aide assurément à mieux comprendre le comment du pourquoi... Aujourd'hui c'est l'ego et la nécessité de se regarder le nombril pour mieux comprendre son fonctionnement propre et du coup ne plus être un étranger pour soi même afin de parvenir à vivre ce que l'on choisit et de fait devenir plus lisible aussi pour les autres.

Cette phrase m'a marquée car jusque là "tu te regardes trop le nombril" est ce que j'ai entendu pendant des années comme un coup de massue sur mon envie de me connaître, de me découvrir, une castration maternelle à l'état brut. Alors qu'aujourd'hui, qu'entendais-je? Qu'égoïstement on aurait le droit plus que légitime d'être tourné sur soi, d'écouter ses envies, d'apprendre à les connaître pour réussir à choisir le chemin qui nous convient au risque de s'opposer au lobbying social de lutte contre l'individualisme naissant... En même temps quoi de plus vertueux que de réussir à assumer ses propres choix et à se sentir libre dans son parcours. Comment un individu qui ne poserait pas des actes en harmonie avec lui-même parviendrait-il à réussir une vie sociale, professionnelle et/ou amoureuse? L'essentiel est sans doute de se sentir en phase avec soi, avec son ego pour ensuite vivre sereinement au milieu des autres... Rien d'égoïste à tout ça juste une question de survie en somme. 

Cette possibilité me donne envie de poursuivre mon voyage, celui de la liberté retrouvée dans une liberté d'action, de pensée, de choix!

Et le hasard voulut que cette éclaircie tombât à pic.

Aide toi et le ciel t'aidera! Oh my god!!!

13:07 Publié dans Célibattante | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : l'égo ou le kit de la découverte de soi | | |  Facebook

29 janvier 2009

:: Nourritures terrestres ::

Depuis toutes ces semaines que je gare mon vélo au même arrêt de bus entre la criée et ce fameux hôtel 4 étoiles, qui désormais est encore un peu moins neutre, je considère que c'est le meilleur moment de ma journée, oui vers 12h30 parfois juste un peu plus.
Remettre la clé dans ce cadenas pour dévérouiller les rouages de ma bicyclette, oui parfaite métaphore. C'est ce que ça me fait à chaque fois, en douceur certes, mais chaque jeudi j'arrive à comprendre un peu mieux comment j'en suis là aujourd'hui, pourquoi j'ai peur parfois, pourquoi j'abandonne, pourquoi je suis exigente avec moi même, pourquoi si imparfaite aussi, bref comment la vie nous façonne bon gré, malgré...

Aujourd'hui le lien que j'ai fait était à nouveau maternel. J'ai compris au détour d'une image, les yeux tournés en l'air vers l'hémisphère droit, pourquoi dès lors que je sens que l'affectif m'habite, j'ouvre le frigo et compense une absence. Un vague lien de cause à effet entre la peur de l'abandon primaire et le stade oral ou l'origine des nourritures terrestres...

Va savoir...

20 janvier 2009

... Nuits d'ivresse ...

Une fois de plus je me suis laissée porter, laissée guider par ce tsunami de sensations agréables, j'ai voulu rêver, oublier ma réalité, y croire, j'ai décollé, j'ai repoussé mes limites loin, ne m'imposant aucun couvre feu, aucun bouclier, j'en ai oublié de dormir, oublié de manger, oublié de vivre mon quotidien, remettant à demain les dossiers importants de ma vie qui pourtant à eux seuls détermineront ma condition de demain.

Il est si tentant de s'inventer une réalité plus lumineuse, si tentant de fuir celle qui ne nous convient pas encore tout à fait, si lâche de ne jamais parvenir à aller au bout des choses préférant bifurquer avant de s'être engagée sur le tournant qui pourtant était juste là à portée de vue... Comme pour avoir toujours une bonne raison de se lamenter, de justifier que l'on n'est toujours pas sur la voie que l'on veut suivre. Il existe une vraie fatalité de l'échec, oui j'en suis convaincue. Et surtout chez moi une incapacité à joindre l'important au futile, l'interdiction de goûter au plaisir aventurier tant il m'ébranle, tant il me marginalise, oui je suis délibérément en liberté conditionnelle.

Le manque de sommeil et la peur de ce qui m'arrive m'ont rendue mélancolique, dure avec moi même. Mais je sens que la limite pour dégringoler encore un peu plus bas qu'avant est si proche. Oui j'ai si peur de lâcher le peu que je tiens, et je sais que le moindre faux pas m'est vital, d'autant plus difficile à détecter avec ce champ de vision réduit au sensitif. 

Ce soir je sors du virtuel, je redoute l'ivresse de ces nuits d'amour. Je m'interdis de poursuivre cette escalade de la sensation. La peur d'aimer, oui sûrement, la peur de me tromper, oui sans doute mais avant tout l'obligation de préserver ma stabilité. Je préfère l'attendre sereinement dans ma réalité. Besoin de recul pour y voir plus clair. Besoin de me reposer pour retrouver mon discernement, ma lucidité.  Besoin de concret.

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