05 mars 2010

... Emptiness ...

Le vide est aussi angoissant que le trop plein.

Pourtant c'est de lui dont j'ai besoin, besoin de le faire surtout.

En moi, autour, et au-delà.

Pour réapprendre à faire le plein.

Dans le bon ordre.

Ou pas.

 

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04 mars 2010

... Chatroulette ou les nouveaux usages au service de l'innovation ... ...

... à moins que ce ne soit l'inverse.

Ce post j'aurais adoré l'écrire plus tôt, l'écrire sur le nouveau blog que je dois ouvrir sensé m'aider à veiller pour mon mémoire mais aussi et surtout à décrypter ces nouveaux usages...

Les mots je les avais en tête, mais comme à chaque fois qu'il faut se mettre à écrire des choses sérieuses, pensées, réfléchies et non pas se contenter de déverser un état d'âme, c'est compliqué, c'est douloureux parce qu'il ne faut pas se planter, ne pas dire tout et son contraire, ne pas faire de contre sens et pour ne pas se contenter de poser des questions en l'air, réunir un minimum sa réflexion, s'appuyer sur des chiffres pour être crédible, ne pas se fier à son intuition.

Et pourtant.

C'est cet article qui a tout déclenché. J'aurais aimé savoir le dire ainsi, le démontrer.

Parce que Chatroulette, ce mot clé qui a du embouteiller les tuyaux depuis deux ou trois semaines déjà, a surtout commencé par déchaîner les passions, l'étonnement, la révolte, a outré pas mal de gens qui pensaient sans doute en Bien en opposition au Mal, qui pensaient un peu comme souvent quand il s'agit d'innovation, que c'était Dangereux, que c'était Choquant...

Pourtant il suffisait sans doute d'observer, de comprendre, de s'y connecter, de s'étonner même que ce jeu du next one n'ait pas été inventé plus tôt, ça paraissait tellement évident, technologiquement si simple.

A aucun moment je ne me suis indignée, j'ai appuyé sur next à chaque fois que ça ne me convenait pas mais j'ai tout de suite perçu qu'il ne fallait pas s'arrêter à quelques sexes érigés pas très fair play, qu'il y avait quelque chose d'excitant, de neuf, de surréaliste, de virtuel mais de très vivant, un monde qui se rencontre, comme on croise un passant dans la rue cette fois certes sur l'autoroute de l'information, au hasard, en son et en image.

La réalité qui se crée dans la virtualité.

Les mêmes notes que j'avais inscrites sur un cahier en début d'année. Une conférence sur la culture 2.0, Richard Collin, l'Alcazar, des mots un peu flous...

Et aussi l'intuition sans preuve à l'appui que ces usages naissants n'étaient pas pervers mais bel et bien dans l'air de leur temps, sans doute pleins d'espoir, de potentiel au service d'idées nouvelles, un autre endroit pour l'espace public.

Les effets pervers sont en général régulés par la législation mais ce sont bel et bien les utilisateurs qui en développent les usages.

Voilà que certains y voient la naissance du web 3.0, la création de communautés aléatoires, le lieu des nouveaux happenings, culturels, artistiques, l'opportunité d'être anonyme et célèbre.

L'innovation commence souvent par nous faire peur et finit la plupart du temps par nous surprendre en nous donnant rendez-vous là où on ne l'attendait pas.

C'est un peu ça que j'avais en tête, devant ma caméra, playing the chatroulette.

Mais c'était flou. Sans doute dans l'attente d'un focus point.

 

28 février 2010

... Questions sans réponses ...

J'aime bien, comme tous ceux qui suivent leurs stats bloguesques, savoir comment l'internaute en dérive atterrit sur mon espace...

Certains mois c'est banal, z'y arrivent avec le nom de mon blog, s'interrogent comment déclarer leur flamme à leur meilleure amie, cherchent des tests pour savoir qui est leur meilleure amie, se demandent comment embrasser leur meilleure amie, parfois cherchent à comprendre pourquoi les mamans ont trop de pression, comment être épanoui dans le travail ou encore parfois comment trouver l'amant idéal, mais je dois dire qu'aujourd'hui leurs préoccupations ont été plus étonnantes...

Devenir une bombe sexuelle après une rupture, quelle âge pour se faire tailler une pipe ou encore prendre son pied à Nice...

La pleine lune doit sans doute avoir une légère influence qui a fait tout son petit effet...

S'ils savaient que ma recherche du jour était comment laisser mon homme respirer pour ne pas l'étouffer, ils auraient sans doute compris qu'ils s'étaient trompés d'adresse...

26 février 2010

... I love To do list ...

:: Jouer à l'apprentie journaliste

:: Dormir

:: Me faire belle pour le retour de l'étudiant

:: Ouvrir un blog sur les usages 2.0

:: Ecrire, encore

:: Protéger mon identité numérique

:: Chiner un appareil photo

:: Lire des centaines de tweets

:: Remplir le frigo

...

...

...

...

:: Ecrire, toujours

:: Commencer la diète printanière

:: Préparer mon premier contrat freelance

:: Arrêter de penser même 5 minutes

:: Dormir, encore

:: Jouer à la maman

:: Poser mes idées sur papier

:: Découvrir un peu de musique fraîche

:: Jouer au docteur

:: Fermer mon mac même 5 secondes

:: Ecouter en boucle les jolies paroles de Gaëtan Roussel...

18 février 2010

... Independance way (of life) ...

La vie n'est faite que de liens, comme j'aime souvent à me le rappeler, des liens hypertextes même.

C'est toujours surprenant, toujours agréable.

Pourtant déconnecter de cette virtualité accentuée fait du bien, apaise et repose.

Mais ça finit par manquer, comme si derrière le lien se cachait toujours une autre vie possible, une infinité de champs au milieu desquels on doit pourtant faire un choix.

Ou pas.

Ce soir je me retrouve un peu, seule dans cet univers que j'ai mis de longues années déjà à me reconstruire, cette ambiance esseulée dans laquelle j'aime me replonger, me laisser porter, me laisser vivre.

Comme si l'on ne pouvait se connaître vraiment que face à soi.

Là où rien n'est important, que le temps qui se gaspille, que les secondes qui filent sans rien attendre en retour, juste en se laissant glisser.

C'est toujours un peu la peur de perdre cet espace, de perdre cette partie de moi que j'ai découverte sur le tard, de me confondre, aussi agréable soit-il aussi parfois. La crainte de ne plus jamais ressentir autant de liberté, autant d'envie d'espérer.

Paraît qu'on est vraiment heureux juste avant de l'être.

Pas très rassurant.

Ou au contraire une façon de ne jamais être déçu et de s'apercevoir que le bonheur est partout, qu'il suffit juste de ne pas l'attendre.

Même pas dix jours.

 

 

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08 février 2010

... Le paradoxe amoureux ...

Merci twitter... Ces derniers temps je veille, un peu trop et tellement bien que je suis tombée sur un paradoxe, amoureux...

Il m'a suffit d'un lien, d'un clic, de quelques mots pour me précipiter sur ce livre alors que d'autres s'empilent sur ma table basse, s'entassent sur mon bureau sur les réseaux sociaux, le monde 2.0, les usages des nouvelles technologies et m'attendent impatients mais terriblement immobiles...

Ils m'attendront encore un peu.

Je n'ai pas su résister à la tentation, celle que je cherche à comprendre, à décortiquer depuis 447 notes, depuis 447 billets, depuis trop d'histoires sans doute, sans vraiment y trouver de réponses, ni de bonheur qui dure, que des tranches de vie, des tranches d'envie, des tranches d'amour.

"Choisir qui l'on aime, aimer qui l'on veut : pour arriver à ces libertés qui nous semblent évidentes, il a fallu une longue révolution du sentiment commencée au XVIII° siècle.
Mais ces droits chèrement acquis ont un prix. Comment l'amour, qui attache, peut-il s'accomoder de la liberté, qui sépare? C'est tout le dilemme du couple contemporain, qui vénère à la fois la passion et l'indépendance."

Rien ne dit que j'y verrai plus clair après la page 272, ni que j'aurai plus de chance d'y arriver, mais j'ai terriblement envie d'aller me glisser au fond du lit, de profiter de ma solitude retrouvée, et de l'apprivoiser avant qu'elle ne m'apprivoise pour mieux le retrouver quand il aura bouclé son journal.

Peut-être un peu plus libre, un peu plus amoureuse.

Mais quinze jours c'est sûr c'est trop long.

04 février 2010

:: {point} com ::

Ca fait quelques jours que je me sens un peu plus chez moi par ici, que j'ai mon nom de domaine, mon {point} com...

Si si regardez là-haut.

Ca ne change strictement rien, certainement pas la face du monde, encore moins mon humeur en dent de scie et ne me rend pas plus présente pour autant...

D'ailleurs le {point} com c'est déjà presque has been il paraît. Désormais c'est le {point} me qui fait sensation...

Les acteurs du mobile se ruent soit-disant dessus pour personnaliser et simplifier leurs offres {débordantes} à venir, alors moi comme je veille, j'ai mis une option sur love.me, on ne sait jamais, dès fois que l'enchère soit plus accessible que l'idée.

Au moins si je gagne, je n'aurai sans doute pas tout perdu.

 

29 janvier 2010

:: Off ::

Ce soir je me suis fait avoir comme une bleue, comme une débutante, comme une fleur de la même couleur, naïve, inconsistante, indigne.

A trop vouloir fricoter avec le feu on finit par se brûler, à toujours avoir le cul entre deux chaises, on apprend, on comprend que tout ce qui brille n'est pas d'or, que derrière le feu de joie se cache souvent le feu de paille, que le renard est toujours prêt à se jeter sur le corbeau qui hélàs n'a toujours pas compris que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute, et qui poursuit coûte que coûte les bavardages, les connivences douteuses.

Que les murs ont des oreilles surtout quand on fonce droit dedans et que le off n'existe qu'au théâtre ou dans les films, et encore à voix basse.

Si je ne sais toujours pas pourquoi je suis faite, ce soir je sais un peu plus ce pourquoi je ne suis pas faite.

Plutôt que de chercher la parade, j'aurais du dire merci.

Merci à lui.

N'entre pas qui veut dans la cour des grands ou des infiniment petits.

Comme souvent, dès que je joue, je perds mais j'ai sans doute aussi gagné.

Le droit d'abdiquer.

Sa soif de trouver la faille, de capturer la formule scoop, d'utiliser ma faiblesse, de sortir la pastille au fond de sa coquille avec arrogance a eu raison de moi.

Et la raison du plus fort est toujours la meilleure, ce soir encore plus.

Un cas d'école en somme.

22 janvier 2010

... La complexitude des choses ...

C'est troublant comme ce film m'a marquée, comme il a pourri ma semaine, comme il m'a enlevé tout enthousiasme, toute envie, comme il a éteint mon énergie, comme il m'a fait douter, comme il m'a rendue à cran, même loin de l'écran...

Je ne sais pas prendre de recul, je prends tout de plein fouet, je suis incapable de relativiser, de mettre la distance nécessaire...

En tout.

Et pour tout.

Je suis dépendante à mes dépens, j'ai besoin de présence en toute indépendance, je suis capricieuse, je fais toujours tout pour avoir ce que je veux, puis quand je l'ai je m'en détache...

Pourtant ce soir je suis heureuse, sa présence me fait du bien, il écrit dans ma cuisine, je blogue dans mon salon, cuisine et dépendances voilà c'est ça, c'est résumé en un film, encore un, sur grand écran.

J'ai ce besoin de ne pas me savoir seule, mais suffisamment pour continuer d'être qui je suis, c'est complexe, et sans doute très banal, à croire que la solitude ne nourrit pas une femme, la complétude encore moins, mais qu'il faut savoir trouver un équilibre, une synergie sans confusion ni fusion.

Lane l'a bien décrit dans son post d'hier, elle en parle avec douceur de ces blessures qu'on partage à deux, dans la crainte de l'autre, toujours avec beaucoup d'espoir mais sans maîtriser l'eau froide que les chats échaudés craignent tant.

Nous voilà réduits à l'animalité la plus primaire, malgré nos âmes sensitives, lorsqu'il s'agit d'allier le couple à l'agréable, les blessures à l'espoir, les désillusions aux bonnes surprises.

Suffit de faire simple, m'a-t-il dit, ça paraît facile.

Moi ça me paraît très complexe.

 

... Maman si tu me lis, si maman si ...

Tous mes amis sont partis ma vie
Mon cœur a déménagé
Mes vacances Mon rêve c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer et avancer
Mes amours c'est à inventer

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Et le temps défile comme un train
Et moi je suis à la fenêtre au panier
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Mon cœur est instable confortable, bien au chaud
Et je laisse passer le vent
Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos
Et je m'endors doucement
Sans chaos ni sentiment

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

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