20 juillet 2010
... Unsent mail ...
Je suis enfin en vacances...
J'ai cru que je ne tiendrai jamais jusqu'au bout tellement j'étais crevée de cette année et de ces derniers mois épuisants...
Du coup je me rends compte doucement de tout ce qu'il s'est passé...
J'ai sans doute dramatisé là où il n'y avait en fait rien de grave, mais épuisée, mes émotions étaient exacerbées.
J'ai eu mon master avec mention bien, je me suis achetée deux robes en sortant du bureau et je retrouve mon fils demain.
C'est étrange, j'ai l'impression d'être heureuse, je n'ai pas ressenti ça depuis un moment.
J'ai toujours du mal par contre à me dire que je n'aurai plus de tes nouvelles.
Je pense à toi chaque jour, je suis folle ou ça t'arrive aussi hein ?
Je m'étais habituée à ton univers, celui que tu décrivais. Lui aussi me manque.
Bien que rien ne soit possible, pour des tas de raisons, je n'accepte pas la mauvaise idée de ce silence.
J'aurais une fois de plus envie de me contenter d'être la meilleure amie.
Mais tu ne passes plus ici non plus.
Tu dois être heureux.
Et avec un peu de malchance tu ne t'endors peut-être plus tout seul.
Neither.
Samedi je vieillis un peu. Je ne suis pas super emballée.
Mais si c'est comme ce soir je risque de vouloir faire la fête.
Ca m'aidera peut-être à tourner la page.
Celle de mes 31 ans, sur laquelle j'ai beaucoup écrit.
Bonne nuit.
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16 juin 2010
... In an ocean of noise, I first heard your voice ...

Y'en a pour qui c'est Dieu.

Moi c'est Paris.

Ou les deux.

Et ça fait un moment que ça dure.

Reste à trouver la lumière.
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13 juin 2010
... Offbeat ...
Je ne l'avais pas imaginée comme ça cette arrivée, bien qu'elle n'était alors pas prévue.
Pour itinéraire un simple numéro, un parcours fléché, une clé planquée en haut des boîtes aux lettres, un code écrit dans un iPhone out of battery, heureusement la providence veille.
Je pensais rejoindre une autre adresse, découvrir son intérieur, ses habitudes.
J'ai été tentée de suivre la ligne verte... Mais à quoi bon.
Je ne les connaîtrai jamais.
Pourtant j'ai fermé les yeux très forts, j'ai visualisé la situation souhaitée, je me suis concentrée sur l'image, je n'ai rien laissé interférer, je ne me suis pas laissée distraire.
Rien ne s'est produit, pas pile poil du tout comme je l'aurais voulu.
Le hasard n'a pas obéit à la nécessité.
Mais c'était écrit. Ca ne marche pas à tous les coups. La théorie de l'absolument indispensable souffre des exceptions.*
Ce soir je dors en plein Paris, loin de mes doux rêves.
Les voisins du dessus font la fête, passent des Cure à Indochine, de Talk Talk à Black Eyed Peas, les talons claquent.
Cette virée ne ressemble pas aux autres, aucun alibi, pas de magie, je ne m'attends à rien.
Demain il fera beau, peut-être.
J'irai rue du Bac, je marcherai la tête en l'air, puis j'irai pique-niquer, en musique.
C'est déjà pas si mal.
*No et Moi, Delphine De Vigan, p. 86
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11 juin 2010
... How to know ? ...
Gone, dead, married, tired, happy, disappointed, confused, sorry, remorseful, dark, free, hopeful, in love, desperate, busy...
How to know ?
Things can go so fast sometimes.
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08 juin 2010
... Self-control ...
Il y a parfois des priorités.
C'était sans doute une bonne idée.
Se concentrer sur l'action pour ne pas passer une fois de plus à côté d'un vrai projet.
Ne pas rater le coche.
Construire.
Maîtriser.
Programmer.
Ne plus jouer avec ce qui finit toujours par déstabiliser.
Qui n'est là que pour raviver une faille.
Une étincelle.
Qui brûle du début à la fin.
C'est de la gestion du risque.
Parce que les contes de fées n'existent pas.
Fallait pas penser que deux univers aussi éloignés puissent se rejoindre, aussi jolies soient l'envie et l'alchimie.
Ils avaient pourtant l'air très proches.
Ils auraient pu l'être.
Ca aurait pu faire du bien.
Dans un ailleurs sans contraintes.
Ou en rêve.
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07 juin 2010
... 1-1 ...
Parfois les situations sont cocasses.
Elles se ressemblent et s'inversent.
Et prouvent une fois de plus, qu'on désire toujours ce qu'on ne peut pas avoir.
Suffit peut-être de ne plus les espérer.
Ni de chercher leur trace, everywhere.
Fermer la boutique.
And try to sleep.
Tight.
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03 juin 2010
... #Fail ...
Alors qu'une porte professionnelle s'ouvre je montre mes premiers signes de faiblesse.
Ah la confiance, il est où le mode d'emploi ?
Pas livré avec le diplôme, ce serait trop simple.
Faut jamais l'entamer, ses brèches sont incolmatables.
Le pire c'est que personne ne le voit, au contraire, je l'attire à moi.
Il n'y a plus de frontières, j'ai une fois de plus tout mélangé, incapable de gérer le moindre stress.
Femme au foyer, sans doute la meilleure perspective.
Un tablier, du thé, des biscuits, du jus de fruits frais, quelques amies, de la douceur, des odeurs de cuisine, des gazouillis, des grandes tablées, un linge frais, repassé, des bruits de salon, un homme aimant, et encore, sans doute pas indispensable, pourvu qu'il veille, un minimum.
Les lumières dansent dans l'ambulance.
J'ai du tuer ma dernière chance.
Pas si simple de transformer l'essai.
It's probably too much for me.
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02 juin 2010
... Smells like a private joke ...
Etait-ce vraiment utile de m'acquitter d'une facture impayée pour que le récepteur devant lequel je ne suis habituellement jamais postée une fois connecté, ait l'audace de diffuser cette senteur en prime time ?
20:23 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : joli pied de nez |
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01 juin 2010
... Fall Apart ...
Ce soir je devrais être heureuse. Fière de moi, de mon courage et de ma ténacité.
Etre allée au bout de mon envie, toujours, quoiqu'il arrive, même 10 ans après, même avec plus de contraintes, même dans des conditions pas toujours optimales, croire en ce que j'avais au fond de moi parce que la petite voix finit toujours par crier, fort, trop fort, tellement fort que ça en devient assourdissant.
On ne peut alors faire autrement que de l'écouter, pour éviter de se mourir.
J'ai toujours fonctionné comme ça.
Je devrais souffler, inspirer profondément, sauter, crier, sourire tellement grand et me sentir épanouie si fort d'avoir réussi à obtenir ce qui semblait tant me manquer depuis toutes années.
J'y suis.
J'ai touché au but.
J'ai même obtenu plus que ce que je pensais atteindre.
J'ai réussi à transformer l'essai, à changer de camp, à échapper à ce qui me semblait il y a quelques mois encore une impasse, un puits sans fond.
Il y a toujours eu l'espoir.
Restait à trouver l'énergie et sauter le pas.
Je l'ai toujours su, comme un instinct de survie.
Pourtant je touche le fond.
Seules les larmes coulent sur mon visage.
Elles ne s'arrêtent plus, surviennent sans prévenir, au détour d'une pensée constante.
C'est désuet, infondé, outrancier, ça n'a plus de sens.
Pourtant rien ne me raisonne.
Rien n'est plus douloureux qu'un sentiment qui persiste, que l'on empêche d'exister, sans savoir pourquoi, sans comprendre comment.
Auquel on met fin sans laisser le choix.
Ne reste alors que le regret, de ne pas avoir su détecter une fois de plus l'irraisonnable, d'avoir eu envie de croire que le rêve parfois pouvait masquer la réalité, qu'il valait mieux ressentir très fort plutôt que de ne rien sentir du tout.
Cette fois-ci la chute est rude.
Une fois de plus j'ai démoli la tour d'ivoire qui semblait se construire.
Impatiente, ingérable, capricieuse, insatiable.
A moins que ce ne soit lui, la tour, à son tour.
C'est tellement plus facile de désirer ce qu'on n'a pas, c'est tellement mieux d'avoir mal quand on a connu que ça.
Encore et toujours.
Le bonheur fait peur, tout comme la réussite.
Sans doute pour ça qu'on détruit par peur de gagner.
Pourtant si tout va bien, ce soir j'ai réussi.
Et c'est pas faute d'avoir essayé d'échouer.
Ca justifie sans doute que tout ne soit pas au rendez-vous.
Pas tout le même jour, fallait pas rêver.
Ironie du sort.
Mauvais hasard du calendrier.
La mort en juin, en somme.
22:50 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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28 mai 2010
:: True love will find you in the end ::
Qu'a-t-il voulu me dire, l'iPhone, quand il s'est mis sur ce titre, tout seul, maître de la situation ?
Au hasard je n'y ai jamais cru.
Assise par terre contre la barrière, à attendre que quelqu'un veuille bien me ramener quelque part, parce que trop aventurière je n'avais pas pris la précaution d'acheter mon billet, j'ai lu cette phrase, inscrite de façon aléatoire, à gauche d'un cabaret qui n'a pas voulu de moi.
Décidément.
Puis j'ai branché mes écouteurs, au milieu de ces gens qui m'ont semblé bien étrangers.
J'ai passé en boucle cet album qui ne me quitte plus depuis que je l'ai copié d'un disque dur que j'ai partagé, avec qui j'ai fusionné mes données avant qu'il ne subisse les secousses d'un trajet retour tumultueux, lui faisant perdre sa mémoire vive, par crainte d'une erreur fatale.
J'ai écouté, le coeur serré, un concert très privé, seule avec moi-même, perdue dans mes rêveries, avec ce goût de mélancolie qui ne me quittera sans doute jamais vraiment.
Etre au bon endroit au bon moment, pas si simple.
Ca y ressemblait.
Deux sonneries, pourtant, ont suffit à m'apaiser. Un son monocorde, s'interdisant toute émotion, toute prise de risque, a suffit, pourtant, à me rendre heureuse. A capter l'instant, à croire qu'il y en aurait d'autres un peu plus tard.
Après sans doute.
Comme il y en a eu avant que rien ne semblait pouvoir suspendre.
Surtout pas le temps.
Pourtant.
J'ai fermé les yeux, je n'avais que deux pensées en tête.
La première, la même depuis le début.
La deuxième, écrire, les mots étaient déjà là, rythmant comme à chaque fois mes états d'âmes et de coeur.
C'est mauvais signe.
Peut-être pas.
Sauf que je n'en ai plus beaucoup depuis ce trajet retour.
De signes.
Reste l'espoir.
Je rêve d'un terminus qui aurait entamé le grand voyage.
Je ne veux pas atterrir.
Le soleil brille pourtant, mais ses ailes sont fragiles, elles l'ont approché de trop près.
Trop souvent.
J'espérais qu'il ait les étoiles, ne cherchant plus à attraper la lune.
Je veux croire que le vol est encore possible.
Je n'ai d'ailleurs qu'un aller simple.
Sans retour.
It's burning inside.
Still.
Want to find love before the end.
01:26 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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