04 juin 2010
... On pourra en racheter du truc là ? ...

- "Sinon maman, tu as écrit ton article sur la glace ?..."
- "Ben non, pas eu le temps et pas trop d'inspiration..."
- "Je sais moi ! Tu n'as qu'à écrire : mon fils et moi nous adorons cette glace..., comme ça au moins tu as déjà quelque chose de rendu, parce qu'en ce moment tu as trop de choses à rendre !"
Quand on dit que la vérité sort de la bouche des enfants, on n'invente rien.
Si j'ai mis 10 jours de trop à rendre mon mémoire, lui il n'a pas attendu 10 secondes de plus pour se jeter sur le paquet et enfiler son tablier.
Une maman bientôt experte en réseaux sociaux mais pour ça lui fallait sans doute pas un master et un petit bout, lui, spécialisé en saveurs gourmandes.
- "C'est quoi ce truc ? De la glace ? Hummmm, on peut la faire maman ? On fait comment ?"
C'était la surprise du soir, de retour de week end... Ce qu'il y a de bien avec les petites chose innovantes, c'est qu'elles savent surprendre.
De la glace maison sans sorbetière ? Oui tout à fait, on n'y pensait même pas, mais Alsa y réfléchissait déjà...

Un sachet pré-dosé, quelques fruits frais, mangue ou fraise au choix, un peu de crème, un coup de mixer, des jolis petits pots...
Hop là, les sorbets ne demandent qu'à être glacés...
Et quelques heures plus tard, le résultat est là, tout beau plus très chaud pour servir sa glace maison et faire sensation...
"Maman, faudra leur dire aussi que quand on met la mangue, il ne faut pas rajouter de sucre, parce que sinon c'est vraiment trop sucré..."
Jusque là ça tient la route, d'ailleurs c'est vrai l'idée de rajouter du sucre à un mélange déjà sucré, c'est pas trop une bonne idée...
Surtout qu'on n'en est quand même pas déjà à sucrer les fraises...
Pour le reste, mon fils et moi on a vraiment adoré cette glace.
Un peu trop sans doute.
14:42 Publié dans Parce que je dois aussi survivre! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : alsa, glace maison |
|
|
Facebook
03 juin 2010
... #Fail ...
Alors qu'une porte professionnelle s'ouvre je montre mes premiers signes de faiblesse.
Ah la confiance, il est où le mode d'emploi ?
Pas livré avec le diplôme, ce serait trop simple.
Faut jamais l'entamer, ses brèches sont incolmatables.
Le pire c'est que personne ne le voit, au contraire, je l'attire à moi.
Il n'y a plus de frontières, j'ai une fois de plus tout mélangé, incapable de gérer le moindre stress.
Femme au foyer, sans doute la meilleure perspective.
Un tablier, du thé, des biscuits, du jus de fruits frais, quelques amies, de la douceur, des odeurs de cuisine, des gazouillis, des grandes tablées, un linge frais, repassé, des bruits de salon, un homme aimant, et encore, sans doute pas indispensable, pourvu qu'il veille, un minimum.
Les lumières dansent dans l'ambulance.
J'ai du tuer ma dernière chance.
Pas si simple de transformer l'essai.
It's probably too much for me.
18:06 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
|
Facebook
02 juin 2010
... Smells like a private joke ...
Etait-ce vraiment utile de m'acquitter d'une facture impayée pour que le récepteur devant lequel je ne suis habituellement jamais postée une fois connecté, ait l'audace de diffuser cette senteur en prime time ?
20:23 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : joli pied de nez |
|
|
Facebook
01 juin 2010
... Fall Apart ...
Ce soir je devrais être heureuse. Fière de moi, de mon courage et de ma ténacité.
Etre allée au bout de mon envie, toujours, quoiqu'il arrive, même 10 ans après, même avec plus de contraintes, même dans des conditions pas toujours optimales, croire en ce que j'avais au fond de moi parce que la petite voix finit toujours par crier, fort, trop fort, tellement fort que ça en devient assourdissant.
On ne peut alors faire autrement que de l'écouter, pour éviter de se mourir.
J'ai toujours fonctionné comme ça.
Je devrais souffler, inspirer profondément, sauter, crier, sourire tellement grand et me sentir épanouie si fort d'avoir réussi à obtenir ce qui semblait tant me manquer depuis toutes années.
J'y suis.
J'ai touché au but.
J'ai même obtenu plus que ce que je pensais atteindre.
J'ai réussi à transformer l'essai, à changer de camp, à échapper à ce qui me semblait il y a quelques mois encore une impasse, un puits sans fond.
Il y a toujours eu l'espoir.
Restait à trouver l'énergie et sauter le pas.
Je l'ai toujours su, comme un instinct de survie.
Pourtant je touche le fond.
Seules les larmes coulent sur mon visage.
Elles ne s'arrêtent plus, surviennent sans prévenir, au détour d'une pensée constante.
C'est désuet, infondé, outrancier, ça n'a plus de sens.
Pourtant rien ne me raisonne.
Rien n'est plus douloureux qu'un sentiment qui persiste, que l'on empêche d'exister, sans savoir pourquoi, sans comprendre comment.
Auquel on met fin sans laisser le choix.
Ne reste alors que le regret, de ne pas avoir su détecter une fois de plus l'irraisonnable, d'avoir eu envie de croire que le rêve parfois pouvait masquer la réalité, qu'il valait mieux ressentir très fort plutôt que de ne rien sentir du tout.
Cette fois-ci la chute est rude.
Une fois de plus j'ai démoli la tour d'ivoire qui semblait se construire.
Impatiente, ingérable, capricieuse, insatiable.
A moins que ce ne soit lui, la tour, à son tour.
C'est tellement plus facile de désirer ce qu'on n'a pas, c'est tellement mieux d'avoir mal quand on a connu que ça.
Encore et toujours.
Le bonheur fait peur, tout comme la réussite.
Sans doute pour ça qu'on détruit par peur de gagner.
Pourtant si tout va bien, ce soir j'ai réussi.
Et c'est pas faute d'avoir essayé d'échouer.
Ca justifie sans doute que tout ne soit pas au rendez-vous.
Pas tout le même jour, fallait pas rêver.
Ironie du sort.
Mauvais hasard du calendrier.
La mort en juin, en somme.
22:50 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
|
Facebook




