25 janvier 2010

... Liberté d'expression #3 ...

"A PEINE PENSEES : DEJA CICATRISEES"
Tailler une pipe, certes, mais pourquoi donc ?

« Nom d’un pipe ! »

Commissaire Maigret, fumeur épanoui

 

Il est des (grands) moments (de solitude) qu’on aimerait ne jamais vivre. Il y a quelques années, le petit frère de ma petite amie, en pleine phase de l’âge dit « ingrat », me demanda ce que signifiait cette « drôle » d’expression que ses camarades de classe, en pleine phase de l’âge dit « ingrat », balançaient, bravaches, tel un étendard de leur présumée virilité en devenir.

Acculé dans les cordes de la vie, pas loin du K.O technique, je compris ce jour-là qu’à moins de m’assommer contre un mur je ne pourrais y couper : je devais lui conter la chose.

A hauteur d’homme.

Ou pas.

C’est donc avec l’assurance d’un gars sur le point de faire un saut à l’élastique que je lui expliquai ainsi que lorsque ses camarades de classe parlaient grossièrement de se faire « tailler une pipe », ce qui était totalement irréaliste car ça n’arrivait qu’aux grandes personnes qui avaient beaucoup de chance, ils faisaient donc allusion à une fellation ; cependant qu’un petit sourire en coin s’affichait sur son acnéique visage, en pleine phase de l’âge dit « ingrat », comme pour me faire comprendre que jusqu’ici tout allait bien et que de cette discussion démarrée sur les chapeaux de roues jaillirait forcément la lumière.

Aussi ébloui qu’un lapin aveuglé par les phares d’une voiture, le jouvenceau me demanda, ensuite et à juste titre, ce que la pipe venait faire au milieu. Je lui répondis alors, soucieux d’en finir au plus vite avec ce supplice, qu’un siècle plus tôt, avant l’invention de la cigarette telle qu’on la « consomme » aujourd’hui, les fumeurs se roulaient des clopes ou se faisaient une pipe avec du tabac. Et que, partant de là, ces expressions propres aux fumeurs avaient vraisemblablement été récupérées par les « prostituées » qui reproduisaient la même gestuelle avec le « cigare » de leurs clients.

D’où la fumeuse analogie…

Le moment de vérité digéré, le bonhomme retourna à ses occupations estivales d’adolescent, en pleine phase de l’âge dit « ingrat », comme mater les copines de sa voisine en maillot, et moi à la lecture de mon quotidien dans lequel j’appris, pour la petite histoire, que Bill Clinton, à défaut de s’être fait tailler une pipe par Monica Lewinsky, avait pris le cigare.

Voilà ce qui arrive lorsqu’on fume comme un pompier.

 

En lire plus => Avoir un chat dans la gorge, Passer à la casserole, déclarer sa flamme

22 janvier 2010

... La complexitude des choses ...

C'est troublant comme ce film m'a marquée, comme il a pourri ma semaine, comme il m'a enlevé tout enthousiasme, toute envie, comme il a éteint mon énergie, comme il m'a fait douter, comme il m'a rendue à cran, même loin de l'écran...

Je ne sais pas prendre de recul, je prends tout de plein fouet, je suis incapable de relativiser, de mettre la distance nécessaire...

En tout.

Et pour tout.

Je suis dépendante à mes dépens, j'ai besoin de présence en toute indépendance, je suis capricieuse, je fais toujours tout pour avoir ce que je veux, puis quand je l'ai je m'en détache...

Pourtant ce soir je suis heureuse, sa présence me fait du bien, il écrit dans ma cuisine, je blogue dans mon salon, cuisine et dépendances voilà c'est ça, c'est résumé en un film, encore un, sur grand écran.

J'ai ce besoin de ne pas me savoir seule, mais suffisamment pour continuer d'être qui je suis, c'est complexe, et sans doute très banal, à croire que la solitude ne nourrit pas une femme, la complétude encore moins, mais qu'il faut savoir trouver un équilibre, une synergie sans confusion ni fusion.

Lane l'a bien décrit dans son post d'hier, elle en parle avec douceur de ces blessures qu'on partage à deux, dans la crainte de l'autre, toujours avec beaucoup d'espoir mais sans maîtriser l'eau froide que les chats échaudés craignent tant.

Nous voilà réduits à l'animalité la plus primaire, malgré nos âmes sensitives, lorsqu'il s'agit d'allier le couple à l'agréable, les blessures à l'espoir, les désillusions aux bonnes surprises.

Suffit de faire simple, m'a-t-il dit, ça paraît facile.

Moi ça me paraît très complexe.

 

... Maman si tu me lis, si maman si ...

Tous mes amis sont partis ma vie
Mon cœur a déménagé
Mes vacances Mon rêve c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer et avancer
Mes amours c'est à inventer

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Et le temps défile comme un train
Et moi je suis à la fenêtre au panier
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Mon cœur est instable confortable, bien au chaud
Et je laisse passer le vent
Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos
Et je m'endors doucement
Sans chaos ni sentiment

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

23:17 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maman si tu me lis, si maman si | | |  Facebook

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