11 janvier 2010
:: Liberté d'expression #2 ::
Comme convenu, au rythme d'une fois par semaine et pour quelques mois, voici la deuxième liberté d'expression de la plume masculine qui s'est immiscée sur mon blog depuis le début de l'année...
J'aurais eu plein de choses à raconter, mais en ce qui me concerne, j'ai eu ces derniers jours un peu trop de chats à fouetter...
"A PEINE PENSEES : DEJA CICATRISEES"
Avoir un chat dans la gorge, certes, mais pourquoi donc ?
« Je donne jamais ma langue au chat. »
Hervé Matoux, journaliste matois
Longtemps, j’ai cru que l’Armée du Salut était un rassemblement de soldats très polis ou bien que seuls les garagistes roulaient des mécaniques — oui, j’ai toujours eu une imagination débordante.
A contrario, je n’ai jamais cru un seul instant qu’un chat, cet étrange animal fourbe, indépendant mais soyeux, pouvait se faufiler dans ma gorge à des fins parasitaires. N’ayant de toute façon pas de « minou » sous la main, hormis un frère et deux sœurs avec qui je m’entendais alors comme chien et chat, je savais pertinemment — même si du haut de mes sept ans la signification de cet adverbe m’échappait comme beaucoup de bêtises de ma bouche — que je n’avais rien à craindre, ayant, entre nous soit dit, d’autres chats à fouetter.
Jusqu’au jour où, rattrapé et vaincu par la maladie, vint se loger, à mon insu et dans ma gorge après une grippe carabinée, un chat.
Le médecin était formel et moi forcément abattu par la carabine de la grippe. En plein désarroi, je demandai, quoique aphone, au corps médical de m’expliquer, foin de métaphores, le pourquoi du comment ou, si vous préférez, d’appeler un chat un chat !
C’est ainsi que je sus, ce jour-là, un peu las, que mon enrouement passager (clandestin), relié à la famille des félidés, avait pris sa source quelques siècles avant ma naissance, via une confusion entre les termes « maton » et « matou ». Désignant le lait caillé, souvent accompagné de grumeaux qui grattaient la gorge, le fameux maton définissait également une boule de laine ou de poils qui bouchait les orifices.
Et, par extension — ou un bouche-à-oreille qui tourna salement au fil des siècles —, l’obstruant maton devint l’irritant matou. En substance, mon narrateur au caducée me prescrit, après cette improbable histoire de matou, quelques pastilles pour ma toux. Je sus aussi, ce jour-là, que les maux de gorge et les chats n’étaient définitivement pas félins pour l’autre.
En lire plus => Passer à la casserole, Tailler une pipe, Déclarer sa flamme
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| Tags : a peine pensées : déjà cicatrisées, avoir un chat dans la gorge, expression, mais pourquoi donc? |
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10 janvier 2010
... C'est pas de la tarte non plus ...
C'est toujours saisissant quand la mort fait parler d'elle. Elle est là omnisprésente et pourtant si souterraine...
On la banalise quand elle est loin, on la passe sous silence quand elle ne nous concerne pas, on fait comme si elle n'existait pas, on la veille dans l'ombre quand elle nous touche de près, elle nous détruit, nous arrache et pourtant les années, le temps finissent par l'adoucir.
Elle détermine notre condition, elle nous fascine, elle nous attend tous et pourtant on essaie de vivre sans penser qu'on peut la rencontrer à chaque instant.
C'est un thème vieux comme le monde, mais comme en tout je n'ai pas assez de conviction pour me résoudre à la comprendre ni même à l'accepter.
J'y pense un jour sur deux, puis je tente de chasser ma pensée, mais je ne fais que la repousser.
Cet après-midi je me suis souvenue que quand j'écoutais ça il y a dix ans, je croyais déjà que j'étais amoureuse, je croyais que nous aurions des marmots, tout plein même, et qu'on leur gueulerait jamais tout haut...
On en a eu qu'un, puis on s'est gueulé tout haut.
C'était toujours quand il dormait que j'avais envie de lui parler, triste de ne pas pouvoir le comprendre lui non plus.
Je croyais que c'était facile, qu'il suffisait de le vouloir, je découvrais la vie.
C'est une des choses qu'il ma faite découvrir, sa musique, cet album, je le trouvais alors secret, je me disais que s'il aimait écouter des textes aussi durs c'est qu'il devait avoir un coeur bien triste que je rêvais de soigner.
J'ai toujours aimé chercher la faille, même là où il n'y en avait peut être pas.
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| Tags : mano solo, histoire d'amour, histoire de mort |
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08 janvier 2010
... Explosion à Marseille ...
... ou comment le gaz a volatilisé la neige ...
C'est la neige qu'on attendait dans la Panier ce matin, pour réveiller le doux rêve blanc qui avait suspendu les bruits assourdissants d'une ville soudain apaisée l'année dernière jour pour jour.
Mais c'est une explosion au gaz survenue aux alentours de 13h probablement à l'angle de la rue du Refuge et de la montée des Accoules, juste en face de l'école du loulou qui a fait parler d'elle. Un concours de circonstances m'a fait me trouver sur les lieux 20 minutes après les faits.

J'aurais sans doute du sortir un appareil photo, recueillir les premiers témoignages, écrire un article, concurrencer la Provence dont la une en ligne affiche toujours à 15h20, soit plus de deux heures après le drame qui a fait un mort et plusieurs blessés, la neige qui n'est pas tombée... Une seule petite brève surlignée en rouge relate les faits à 13h33.
Pourtant on aimerait en savoir plus.
Mais je ne suis pas journaliste.
15:26 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : marseille, explosion au gaz, panier, rue du refuge, montée des accoules, marins pompiers |
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