24 avril 2010
... Au pays de Candide ...
Autant de candeur masculine m'aurait sans doute rendue folle de rage il y a quelques années, voire encore quelques mois, beaucoup moins depuis hier soir.
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle m'a comblée de joie. J'ai d'abord accusé le coup comme toujours sous forme d'un sommeil très perturbé.
J'en ai profité pour réfléchir.
Pour tenter de me raisonner.
J'ai alors pensé aux cheveux blancs que j'arrache plus fréquemment depuis peu, la cadence se rythmant à un toutes les deux semaines environ.
Comme si le vieillissement de mes cellules accélérait ces derniers temps.
Les soucis.
Mais aussi la vie, qui avance, qui file.
Irrémédiablement, fatalement.
Rien à faire que d'accepter et de vivre avec.
C'est exactement ce que je me suis dit au sujet du sexe devenu faible. Arrêter de lutter contre ce qui est viscéralement ancré en lui. Et tenter de comprendre que tout plaquer à nouveau reviendrait à foncer droit dans le mur, une fois de plus.
Qu'il y a sans doute des aspects à intégrer, inhérents à chaque homme et que la sagesse d'une femme consiste à tolérer.
C'est pas bon de vieillir, ni pour les premières rides, ni pour les cernes qui s'installent, encore moins pour les principes encore intouchables la dernière décennie qu'on accepte de remettre en cause parce qu'on a compris que ça faisait parti du jeu.
Un consentement tacite.
Sans doute aussi parce qu'on a toutes envie qu'il nous attende quelque part.
Ailleurs qu'en bas d'un hôtel, même 4*.
Même s'il peut parfois nous mener en bateau.
Quitte à en perdre les pédales.

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21 avril 2010
:: éty. : qui rédige un journal ::
474 notes, 966 commentaires, le ratio n'est pas terrible mais il mesure les jours qui passent.
Le temps qui passe m'angoisse.
C'est jamais bon signe.
Par contre, écrire, rédiger pour de vrai, devoir trouver un angle, devoir donner du sens m'angoisse de moins en moins.
Même si c'est terriblement éprouvant, que c'est long et que ça creuse.
J'ai presque la sensation que je découvre enfin une activité qui m'anime pour de vrai, me donne l'impression d'être utile.
Pourtant c'est tout relatif.
C'est surtout un peu absurde de s'en rendre compte en fin de course et de cursus.
Même si c'est un peu un rêve d'adolescente.
Rêve avoué à demi réalisé ?
Journaliste, c'est pourtant bien quelqu'un qui tient un journal, comme témoin du temps qui passe mais aussi des événements qui surviennent ?
Oui mais pas que, suffit pas d'écrire pour l'être même si c'est celui qui dit qui est.
Le talent, ça c'est pas pareil, ça s'apprend pas vraiment même si ça se travaille beaucoup.
Ce qui est bon signe c'est que je ne fais jamais vraiment ce que je ressens parce que j'ai peur, parce que je suis têtue, mais que je finis toujours par y venir parce que sinon je me meurs, et je m'aime plus.
01:35 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : journaliste, diariste, rédacteur, reporter, pigiste, chroniqueur, correspondant |
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15 avril 2010
:: Image de marque ::

E-reputation, personal branding, que ce soit sur twitter, facebook, viadeo, linkedIn, les blogs et autres espaces virtuels de l'univers 2.0 la question de son image se pose plus que jamais...
Faut-il choisir un pseudo pour parler de soi ou au contraire faut-il s'afficher sous son vrai nom lorsque l'on prend la parole sur le nouvel espace public ? Comment construire son identité lorsqu'on est à la fois tenté de partager des anecdotes entre amis, de faire des jeux de mots douteux mais aussi de s'intéresser à de vrais sujets sérieux, d'échanger avec des professionnels qui veillent et diffusent de l'info pertinente.
Ce qui représente un immense champ des possibles et des frontières qui tombent et permet d'entrer en contact avec un universitaire, un expert ou encore un décideur en deux tweets trois mouvements peut hélas aussi vite devenir un boomerang à effet fatal.
Et c'est pas moi qui dirai le contraire.
Je me pose la question depuis plusieurs semaines à savoir si je dois fermer mon compte twitter lameilleureamie pour n'exister que sous mon vrai nom, pourtant mon blog c'est lui qui m'a amenée aussi à ce que je fais aujourd'hui.
Je suis prise entre nostalgie, envie d'assumer mais aussi envie d'assurer.
De quoi rapidement se prendre la tête et se risquer à la schyzophrénie...
Mais comment faisait-on avant dans la vraie vie?
19:06 Publié dans Parce que je dois aussi survivre! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : identité numérique, ereputation, twitter, facebook, ma photo c vous |
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09 avril 2010
... Un seul être vous requeste et tout est envahi ...
Ce jour là devait bien arriver, le jour où Facebook deviendrait un lieu sans saveur...
Ca fait déjà plusieurs semaines que j'ai pris goût à twitter, que j'ai appris à follower, à retwitter, à synthétiser ma pensée oui ça m'arrive en 140 caractères...
J'ai mis du temps à l'adopter le petit nouveau, pourtant même mes "amis parisiens" sur facebook le défendaient à corps et à cri, argumentant que c'était un excellent endroit pour être informé, pour suivre la donne, pour être à la page et hype.
Mais ça me paraissait trop conceptuel, je n'en voyais pas l'utilité et pour tout avouer j'y comprenais que dalle.
En décidant de sauter le pas, j'étais déjà has been, mais j'ai assumé, j'ai toujours aimé être décalée.
Avec un petit effort de compréhension, peu à peu il a remplacé mes lancinantes plaintes et remarques intutiles en tout genre sur le réseau bleu et blanc où peu à peu l'endroit n'est plus devenu aussi confidentiel, l'interactivité perdait du régime, mes blagues ne faisaient plus rire personne sauf mon ami guy tare mais on se marrait moins.
Sur twitter en plus il fallait avoir quelque chose à dire brrrrr, savoir prendre la parole et sélectionner son réseau.
Le Huis Clos sur le Net a sans doute confirmé mon envie. Le master aussi.
J'ai donc appris à l'apprivoiser. Mais je continuais de publier mes humeurs là où j'essayais de gazouiller mes idées.
Jusqu'à ce que @benoitraphael m'envoie un tweet en direct du plateau de "Ce soir ou jamais" en plein contre débat en live sur twitter sur le journalisme sur internet.
Là j'ai su que pour une fois j'étais au bon endroit au bon moment.
Surtout quand ce soir mes cousines m'ont requestée sur facebook. Et que je n'ai pas pu dire non.
J'ai soudain ressenti un grand vide, une étrange sensation de violation de domicile, de privation de liberté, d'invasion impudique.
Comme si l'univers que je m'étais crée, dans un décor unique, sur un ton personnel, loin d'une vie que je pensais avoir quittée, était réduit à néant d'un coup d'un seul par un clic consentant.
J'aurais pu ignorer, blacklister, filtrer, je peux toujours, mais ce soir rien n'est plus pareil.
Alors puisque c'est le printemps, l'heure est sans doute venue d'aller se réfugier sur une jolie branche, d'écouter le joli chant des oiseaux, d'apprendre leur langage, de piailler et de gazouiller ensemble, uniquement lorsque c'est nécessaire, de garder le silence pour mieux voler de mes propres ailes loin de la cage dorée avec sans doute aussi l'espoir de tomber dans les jolies mailles du filet du chasseur de tête.
=> Excellent article à lire d'urgence sur le monopole facebook... : OWNI
22:35 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : facebook, twitter, gazouiller, snobisme |
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07 avril 2010
... RIP 2010 ...
Le programme des prochaines Rencontres Internationales de la photographie a été annoncé il y a déjà bientôt quinze jours à Paris, pas de scoop donc mais comme chaque année l'attente du fameux visuel qui viendra compléter ma collection de programmes qui commence à compter sur les murs de ma pièce préférée...
Et dans la série de ce qui pourrait ressembler au Singulier Bestiaire de Tomi Ungerer, cette année nous avons droit au rhinocéros! Roulement de tambours...
Et comme chaque année ce visuel annonce de délicieux moments passés à déambuler dans les rues d'Arles comme une découverte à chaque fois renouvelée.
C'est d'ailleurs sur le thème des promenades que les expos photos seront proposées cet été...
"Du lourd et du piquant"...
Et au rythme où les rues arlésiennes sont envahies dès l'ouverture par les fashionistas aux appareils photos surdimensionnés, la promesse des RIP risque bien de se confirmer...
Il risque fort d'y avoir du lourd dès le 3 juillet avec la Promenade Rock Mick Jagger "I'm a cliché". Nul doute que l'expo, présentée à l'église des Trinitaires, qui retrace pour la première fois la carrière de l'artiste à travers les clichés des plus grands portraitistes, attire une panoplie haute en couleurs de looks plus punk les uns que les autres... Le rendez-vous risque ainsi de donner lieu à un festival international de la mode off au cas où certains ne pourraient se rendre à la Villa Noailles le 30 avril...
Et du piquant entre autre autour de l'expo "Polaroïd en péril" qui se tiendra à l'Espace Van Gogh. Rétrospective de l'histoire du pola autour des plus grands noms ayant constitué au fil des années la Collection Polaroïd Européenne conservée depuis 20 ans par le Musée de l'Elysée à Lausanne. De la nostalgie à l'état brut pour tous ceux qui depuis plusieurs mois utilisent à défaut de pouvoir acheter des films pola désormais introuvables, le fameux poladroïd...

08:45 Publié dans Mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres internationale de la photographie, arles |
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04 avril 2010
:: Pâques au futon ::
Aujourd'hui c'est Pâques.
J'entends les cloches sonner surtout parce qu'il est midi déjà, et que je suis toujours au fin fond de mon lit, le mac sur mes genoux, le chat en boule à côté et les notes de mes articles à rédiger prêtes à être dépouillées, empilées à ma gauche.
Tout est calme, les oiseaux gazouillent, presque aussi bien que sur twitter, le temps s'écoule lentement, ça change et rien ne pourrait me faire changer de place, même pas les bateaux qui vont sur l'eau et qui régatent un peu plus bas sur le Vieux Port.
La vie est étrange, surprenante. Rarement comme on l'imagine.
Il y a 20 ans je subissais les repas familiaux lors desquels ma mère était encore derrière ses fourneaux à préparer le repas, que l'on partageait, pas forcément dans la joie ni la bonne humeur mais la famille existait, tant bien que mal. J'imaginais ma vie, j'avais du mal à la distinguer mais je me voyais arpenter le monde, partir loin de cette campagne de l'ennui, faire mieux qu'eux, mieux que mes parents qui me semblaient si immobiles.
Il y a 10 ans, j'ai essayé. Je suis partie aux US, pensant qu'il serait facile d'y travailler, puis je suis revenue, j'ai pris un aller pour Paris que je pensais sans retour. Pourtant je suis rentrée et j'ai commencé à construire une vie qui à peine initiée n'avait rien de ce que j'attendais. Mieux que mes parents, j'ai sans doute fait pire. Pourtant il y avait encore quelques oeufs cachés dans le jardin qui n'avait plus grand chose d'Eden.
Aujourd'hui, ni poule, ni chocolat, une famille en demie teinte, qui alterne ses gardes, une vie qui ressemble pourtant un peu plus à ce que j'imaginais il y a 20 ans, la perspective est relancée, le même sentiment que ce à quoi j'aspire est réalisable.
Pourtant quelque chose cloche, ma famille aujourd'hui c'était twitter et facebook, c'est avec eux que j'ai commencé la journée, pas d'agneau, pas même un oeuf caché dans la maison, ces fêtes qui n'ont plus aucun intérêt à mes yeux finissent pas m'ennuyer.
Alors comme l'hiver a été un peu long, je passe Pâques au futon.
16:08 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02 avril 2010
.. New beginning ...
Non je n'écoutais pas Tracy Chapman dans mon iPhone ce matin, j'ai juste embarqué pour la première fois sur le nouveau Ferry Boat pour ma première vraie journée de stage à la Boate.

Et je me suis rendue compte, qu'après avoir twitté la bonne nouvelle, je ne l'avais même pas écrit. Ah les usages...
Ca faisait donc beaucoup de "oa" pour une seule matinée et surtout beaucoup de premières fois même si j'ai passé sous silence la meilleure première fois qui me soit arrivée en 31 ans d'existence parce que j'ai compris que toute vérité n'étais pas forcément judicieuse à bloguer.
Sauf que le fameux ferry dont tout le monde parle depuis plusieurs semaines, pour de bonnes ou mauvaises raisons, il ne m'a pas fait chavirer.

Je préférais l'ancien, moi, celui en bois, plus authentique, plus ouvert, plus vieux, plus typique.
Il laissait passer le vent, la lumière, faisait du bruit, c'était vivant.
Ce matin tout était plus silencieux, plus synthétique, même les capitaines oui parce qu'à deux c'est mieux ne disaient plus bonjour sur le ponton, bien camouflés dans leur cabine aseptisée, hermétique, sans anecdote, concentrés à prendre la barre dans le sens du vent, chacun son tour, à tour de rôle.

Ce qui était un vrai plaisir, une pause au fil de l'eau, va sans doute devenir un simple trajet sans saveur.

Surtout que désormais la ligne ferme à 17h.

Travailleurs, travailleuses, visiteurs, visiteuses, va falloir être à l'heure à défaut d'être râleurs.
=> On en parle aussi ici
www.marsinfos.fr
17:16 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ferry boat, marseille, tracy chapman, la boate |
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01 avril 2010
... Sérendipité way of life ...
La sérendipité c'est un peu le mot à la mode 2.0 qui se répand sur le devant de la scène virtuelle, celle où bien souvent on finit, au bout de plusieurs recherches infructueuses sur les moteurs de recherche, par trouver tout ce qu'on n'attendait pas mais qui nous séduit, nous surprend.
La découverte inattendue.
Un joli mot qui pourrait bien se décliner comme la définition d'un certain mode de vie, où l'on accepterait que ce qui arrive est finalement plutôt intéressant, même si on ne pensait pas le vivre.
Une forme d'heureux destin.
Peut être même fabuleux.
A condition d'y croire un peu.
D'ailleurs j'aime les soirs où je m'endors en ayant fait des liens que je n'espérais pas et qui m'emmènent sur de nouveaux chemins de réflexion.
C'est aussi un peu ce que je vis depuis 3 mois déjà, depuis qu'en cherchant x j'ai trouvé y.
La nouvelle équation du bonheur, qui sait ?
00:48 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sérendipité, internet, moteurs, chance, hasard |
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