04 mars 2010

... Chatroulette ou les nouveaux usages au service de l'innovation ... ...

... à moins que ce ne soit l'inverse.

Ce post j'aurais adoré l'écrire plus tôt, l'écrire sur le nouveau blog que je dois ouvrir sensé m'aider à veiller pour mon mémoire mais aussi et surtout à décrypter ces nouveaux usages...

Les mots je les avais en tête, mais comme à chaque fois qu'il faut se mettre à écrire des choses sérieuses, pensées, réfléchies et non pas se contenter de déverser un état d'âme, c'est compliqué, c'est douloureux parce qu'il ne faut pas se planter, ne pas dire tout et son contraire, ne pas faire de contre sens et pour ne pas se contenter de poser des questions en l'air, réunir un minimum sa réflexion, s'appuyer sur des chiffres pour être crédible, ne pas se fier à son intuition.

Et pourtant.

C'est cet article qui a tout déclenché. J'aurais aimé savoir le dire ainsi, le démontrer.

Parce que Chatroulette, ce mot clé qui a du embouteiller les tuyaux depuis deux ou trois semaines déjà, a surtout commencé par déchaîner les passions, l'étonnement, la révolte, a outré pas mal de gens qui pensaient sans doute en Bien en opposition au Mal, qui pensaient un peu comme souvent quand il s'agit d'innovation, que c'était Dangereux, que c'était Choquant...

Pourtant il suffisait sans doute d'observer, de comprendre, de s'y connecter, de s'étonner même que ce jeu du next one n'ait pas été inventé plus tôt, ça paraissait tellement évident, technologiquement si simple.

A aucun moment je ne me suis indignée, j'ai appuyé sur next à chaque fois que ça ne me convenait pas mais j'ai tout de suite perçu qu'il ne fallait pas s'arrêter à quelques sexes érigés pas très fair play, qu'il y avait quelque chose d'excitant, de neuf, de surréaliste, de virtuel mais de très vivant, un monde qui se rencontre, comme on croise un passant dans la rue cette fois certes sur l'autoroute de l'information, au hasard, en son et en image.

La réalité qui se crée dans la virtualité.

Les mêmes notes que j'avais inscrites sur un cahier en début d'année. Une conférence sur la culture 2.0, Richard Collin, l'Alcazar, des mots un peu flous...

Et aussi l'intuition sans preuve à l'appui que ces usages naissants n'étaient pas pervers mais bel et bien dans l'air de leur temps, sans doute pleins d'espoir, de potentiel au service d'idées nouvelles, un autre endroit pour l'espace public.

Les effets pervers sont en général régulés par la législation mais ce sont bel et bien les utilisateurs qui en développent les usages.

Voilà que certains y voient la naissance du web 3.0, la création de communautés aléatoires, le lieu des nouveaux happenings, culturels, artistiques, l'opportunité d'être anonyme et célèbre.

L'innovation commence souvent par nous faire peur et finit la plupart du temps par nous surprendre en nous donnant rendez-vous là où on ne l'attendait pas.

C'est un peu ça que j'avais en tête, devant ma caméra, playing the chatroulette.

Mais c'était flou. Sans doute dans l'attente d'un focus point.

 

=> En lire plus
BienBienBien.net le 15 mars 2010
Libération.fr le 3 avril 2010

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Commentaires

Allez, je te gronde: le jour où tu arrêteras de vouloir être quelqu'un d'autre que toi même... et ben, tu seras heureuse...
Voilà, c'est dit.
Faut pas m'énerver...
!-)

Ecrit par : Pascalou | 05 mars 2010

Allez, je te gronde: le jour où tu arrêteras de vouloir être quelqu'un d'autre que toi même... et ben, tu seras heureuse...
Voilà, c'est dit.
Faut pas m'énerver...
!-)

Ecrit par : Pascalou | 05 mars 2010

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