22 janvier 2010
... La complexitude des choses ...
C'est troublant comme ce film m'a marquée, comme il a pourri ma semaine, comme il m'a enlevé tout enthousiasme, toute envie, comme il a éteint mon énergie, comme il m'a fait douter, comme il m'a rendue à cran, même loin de l'écran...
Je ne sais pas prendre de recul, je prends tout de plein fouet, je suis incapable de relativiser, de mettre la distance nécessaire...
En tout.
Et pour tout.
Je suis dépendante à mes dépens, j'ai besoin de présence en toute indépendance, je suis capricieuse, je fais toujours tout pour avoir ce que je veux, puis quand je l'ai je m'en détache...
Pourtant ce soir je suis heureuse, sa présence me fait du bien, il écrit dans ma cuisine, je blogue dans mon salon, cuisine et dépendances voilà c'est ça, c'est résumé en un film, encore un, sur grand écran.
J'ai ce besoin de ne pas me savoir seule, mais suffisamment pour continuer d'être qui je suis, c'est complexe, et sans doute très banal, à croire que la solitude ne nourrit pas une femme, la complétude encore moins, mais qu'il faut savoir trouver un équilibre, une synergie sans confusion ni fusion.
Lane l'a bien décrit dans son post d'hier, elle en parle avec douceur de ces blessures qu'on partage à deux, dans la crainte de l'autre, toujours avec beaucoup d'espoir mais sans maîtriser l'eau froide que les chats échaudés craignent tant.
Nous voilà réduits à l'animalité la plus primaire, malgré nos âmes sensitives, lorsqu'il s'agit d'allier le couple à l'agréable, les blessures à l'espoir, les désillusions aux bonnes surprises.
Suffit de faire simple, m'a-t-il dit, ça paraît facile.
Moi ça me paraît très complexe.
23:38 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : pourquoi faire simple quand le complexe fait tant de bien, la merditude des choses, cuisine et dépendances |
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