10 janvier 2010
... C'est pas de la tarte non plus ...
C'est toujours saisissant quand la mort fait parler d'elle. Elle est là omnisprésente et pourtant si souterraine...
On la banalise quand elle est loin, on la passe sous silence quand elle ne nous concerne pas, on fait comme si elle n'existait pas, on la veille dans l'ombre quand elle nous touche de près, elle nous détruit, nous arrache et pourtant les années, le temps finissent par l'adoucir.
Elle détermine notre condition, elle nous fascine, elle nous attend tous et pourtant on essaie de vivre sans penser qu'on peut la rencontrer à chaque instant.
C'est un thème vieux comme le monde, mais comme en tout je n'ai pas assez de conviction pour me résoudre à la comprendre ni même à l'accepter.
J'y pense un jour sur deux, puis je tente de chasser ma pensée, mais je ne fais que la repousser.
Cet après-midi je me suis souvenue que quand j'écoutais ça il y a dix ans, je croyais déjà que j'étais amoureuse, je croyais que nous aurions des marmots, tout plein même, et qu'on leur gueulerait jamais tout haut...
On en a eu qu'un, puis on s'est gueulé tout haut.
C'était toujours quand il dormait que j'avais envie de lui parler, triste de ne pas pouvoir le comprendre lui non plus.
Je croyais que c'était facile, qu'il suffisait de le vouloir, je découvrais la vie.
C'est une des choses qu'il ma faite découvrir, sa musique, cet album, je le trouvais alors secret, je me disais que s'il aimait écouter des textes aussi durs c'est qu'il devait avoir un coeur bien triste que je rêvais de soigner.
J'ai toujours aimé chercher la faille, même là où il n'y en avait peut être pas.
18:59 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mano solo, histoire d'amour, histoire de mort |
|
|
Facebook






Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.lameilleureamie.com/trackback/2552406
Écrire un commentaire