05 janvier 2010

:: Liberté d'expression #1 ::

Bien que je ne sois pas au sommet de la gloire et que mon audience ne se chiffre qu'en paquets de dizaines, les plus tenaces ont bel et bien constaté que je désertais depuis quelques semaines cet endroit qui était pourtant jusqu'alors mon espace vital.

J'ai assuré le minimum syndical, quelque chose en moi ne tournait pas rond.

Plus de temps, pourtant très envie, trop peut être, mais trop de paresse, de chats à fouetter, grosse fatigue, des exams, des dossiers, des synthèses, des cours, trop, trop, trop de choses à lister ont asséché ma plume!

La trêve hivernale.

A trop vouloir m'inventer un monde meilleur, j'ai oublié ce qui me faisait pourtant tant de bien.

Sauf que depuis quelques jours nous sommes en 2010.

Et qu'avec les bonnes résolutions de début d'année arrivent aussi parfois quelques rêves secrets qu'on avait presque oubliés.

J'ai eu une idée il y a quelques temps, proposer à une vraie plume masculine de venir partager mon espace pour donner sa vision de mâle sur mes maux de femelle...

Le pendant, la version positive, les y de mes x...

Les mêmes emmerdes, les mêmes questions, les mêmes problématiques vues d'en face.

Et puis ça a fini aux oubliettes, comme beaucoup d'idées, beaucoup d'envies qu'on avance autour d'une bouteille de vin rouge, un soir où on pense qu'on a trouvé le concept, la bonne idée!

Alors on l'oublie.

Pourtant elle a refait surface, sous une autre forme, par le plus grand des hasards et la pire des nouvelles mais puisqu'il faut positiver et sans doute arrêter de chercher midi à quatorze heures, l'occasion a fait le larron et mon blog le glouton.

Je reviens donc en force mais pas toute seule!

Une petite série de 17 textes, des "libertés d'expression : à peine pensées, déjà cicatrisées",  une par semaine jusqu'à épuisement du stock, 17 petites pauses, 17 moments de bonheur, goupillés par un ami qui a une plume, une vraie, qui ne mérite que d'exister, d'être appréciée, remarquée et qui à coup sûr me veut du bien!

Et n'allez pas penser que la première liberté d'expression soit de circonstance, absolument pas!

 

 

" A PEINE PENSEES : DEJA CICATRISEES"
Passer à la casserole, certes, mais pourquoi donc ?

« Tu veux voir ma nouvelle cuisine ? »
Rocco Siffredi, maître queux

De l’effet du cinéma sur notre libido ou quand sexe et cuisine font bon ménage (à deux voire plus si affinités).

On a tous en mémoire une ou plusieurs scènes puissamment érotiques qui nous ont durablement marqués : de l’abominable partouze culinaire de La grande bouffe aux jeux inconséquents de Kim et Mickey dans 9 semaines ½ en passant par l’expérience interdite du gros Brando et de la frêle Maria Schneider à base de beurre dans Le dernier tango à Paris, le septième Art n’a jamais été avare en représentations coïtales où il est question de nourritures et de sexe.
Ainsi de la scène culte du Facteur sonne toujours deux fois, où Frank/Jack Nicholson, tout en animalerie pas du tout contenue, pressé de s’envoyer en l’air avec la sublime Cora/Jessica Lange, envoyait valser ustensiles de cuisine et autres aliments de première nécessité via une chorégraphie désordonnée et emphatique, portée par une tension sexuelle à son comble.
Pour le résultat que l’on connaît : un orgasme en forme de climax faisant suite à des coups de reins monumentaux — vite un seau d’eau ! Pour qui a vu le film de Bob Rafelson et se souvient de ces ébats, il ne fait aucun doute que le « passage » à la casserole, en bonne et due forme, de la jolie Cora aura été le point de départ, qu’écris-je, tremblant, l’épicentre de ladite expression qui nous intéresse présentement. Que nenni, il est vraisemblable que cet acte sexuel cuivré doive son origine à la fusion de deux expressions héritées du passé.
Telle que « faire un tour à la casserole », à propos du traitement antivénérien que les jeunes femmes subissaient au XIXe siècle, sympa, et « faire sauter », utilisée dans le langage culinaire à la connotation et l’imagerie hautement érotiques — comme bouillir, chauffer, malaxer, pétrir...
Comme il est tout aussi vraisemblable qu’il est essentiel de se mettre à poêle avant de passer à la casserole.

 

En lire plus => Avoir un chat dans la gorge, Tailler une pipe, Déclarer sa flamme

 

01 janvier 2010

... La clé du bonheur à retrouver! ...

Nous y voilà, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi je n'avais pas envie d'y plonger dans cette nouvelle année...

Un mélange de mélancolie qui n'étonnera plus personne, d'appréhension, de nostalgie, de crainte mais surtout d'ennui.

A peine envie de faire le bilan, plutôt  de me remettre à aimer la vie, la trouver chouette, drôle, légère et pleine de projets.

Pourtant 2009 m'a permis de réaliser un rêve, pourtant c'était presque mieux avant, quand je le désirais encore... Il me faut donc m'en inventer de nouveaux, pour désirer encore et encore telle une enfant gâtée qui quoiqu'elle vive n'est jamais satisfaite.

Le bonheur est ailleurs, sans doute.

J'aimerais bien le trouver ce foutu mode d'emploi, que j'ai du trop bien ranger il y a déjà trop longtemps, dans un placard dont j'ai du perdre la clé.

Ce sera celui-la mon souhait pour 2010!

Happy new year...

 

22:55 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvel an, 2010, un seul souhait, bonheur | | |  Facebook