04 avril 2009
:: La dictée ::
Parce que le point faible de mon petit lardon est la concentration, j'essaie de me tenir effort notable à une séance hebdomadaire de travail à la maison en général le samedi où tout l'enjeu consiste à tenir l'exercice jusqu'au bout...
Je suis des mamans qui considèrent que le travail de la journée plus les devoirs du soir suffisent amplement sans en plus avoir besoin d'en rajouter. Et puis, je crois que j'ai de la chance, le lardon a l'air de suivre plutôt bien.
Aujourd'hui ce sera donc, une fois les deux pages de lecture lues entre deux épisodes de mangas, dictée de 20 mots...
- "10 maman, juste 10."
- "Non, 20." C'est fou comme l'art de la négociation peut me rendre juste désagréable, sauf que j'essaie souvent très mal de garder un ton neutre qui frôle l'hystérie.
Après avoir négocié le choix du crayon ou la manipulation de la souris, versé quelques larmes destinées à me laisser penser que j'étais la maman la plus détestable et la plus cruelle de toute la région paca, gesticulé tel un ver alimentaire issu de mes produits bio, le geek l'a emporté.
1 - "chat"
- "Alors le c, il est où le c... ah il est là, le h..."
2 - "chocolat"
3 - "chalet"
4 - "presque"
...
La tension nerveuse commençant à monter je lâche un peu de lest et laisse au lardon bien fumant le choix du prochain mot.
15 "je"
Ironie bien déguisée, le prochain aura un piège.
16 "hiver"
- "Alors pour le numéro 17 chéri, il faut que tu penses à accorder le mot car il va y en avoir plusieurs : des carnavals"
Temporisation plutôt longue pour ma patience plutôt limitée...
- "Tu t'en sors loulou? des car-na-vals..."
Juste le temps de faire un écart au régime que je ne commencerai jamais vraiment en croquant dans la pomme, et au lardon de répondre :
- "Ca y est maman tu peux regarder!"
Toute fière de vérifier sur l'écran sa capacité grammaticale, je m'approche et découvre à la ligne 17 :
17 "Tu me doi 400 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ "...
... ou l'art de faire dissuasion avec humour pour me rappeler qu'à force de "taper" dans sa tirelire mes dettes s'accumulent rendant ma crédibilité proche de l'insolvabilité et surtout de refuser de se laisser dicter la loi de l'orthographe et montrer qui est le plus fort...
J'ai éclaté de rire oui quand même et ai ajouté sourire en coin :
- "Il y a un s à dois".
19:20 Publié dans Dis Maman, pourquoi ... ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : dictée, bernard pivot, 20sur20, devoirs, crise de nerfs |
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Commentaires
mdr drou
Écrit par : marc | 05 avril 2009
Excellent!!! il est trop fort!!! tiens bon! comme me dit mon pédopsy...
Écrit par : la varoise | 05 avril 2009
J'ai envie de dire le petit impertinent, rires. @ +++
Écrit par : Pierre-Jean | 07 avril 2009
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