22 mars 2009

... Compagnon virtuel ...

Ca y est c'est officiel mon statut facebook est redevenu "célibataire" fallait bien quand même que j'achève ce feuilleton palpitant, je ne pouvais pas laisser les plus curieux sans aucun dénouement. Je n'ai pas eu besoin de passer par l'étape "c'est compliqué", pas de négociations, pas de détours ni même d'éprouvantes explications. J'ai patienté 3 longues semaines mais rien, le néant, silence radio, le désert après le tsunami, il y a des bouleversements climatiques qui n'ont besoin d'aucun signe précurseur, d'aucune logique.

Enfin si, des signes il y en a eu, mais comme à mon habitude, le besoin d'y croire, l'envie de me sentir transportée, de vibrer ont une fois de plus pris le dessus. Nier les évidences, les intuitions, les dérapages, faire taire la petite voix pour espérer qu'un jour elle parle au présent. Sauf que je me trompe de cible, enfin je devrais plutôt dire je me trompe d'objectif. C'est même écrit dans les livres pour enfants au chapitre éducation sexuelle que pour sublimer ses pulsions on peut aussi et surtout faire du sport, travailler, partager de bons moments avec ses amis...

Alors après la tristesse, la déception, la colère et l'incompréhension, j'ai laissé place au soulagement. Le soulagement d'avoir le sentiment d'être devenue, sans préméditation, la meilleure ennemie. Si seulement ce bon vieux rôle de meilleure amie pouvait avoir tiré sa révérence je crois que je serais enfin débarrassée d'une malédiction qui dure depuis trop longtemps.
Aurais-je enfin trouvé un peu de légitimité? Serais-je en mesure d'être une femme que l'on peut aimer et détester tout aussi fort, assumant et imposant ses désirs, ses envies et ses exigences?

Je n'ai pourtant pas l'impression d'en avoir demandé autant, mais l'essentiel est qu'il le pense.

Toujours est-il que presque 5 ans plus tard, mon meilleur compagnon reste et demeure mon compagnon virtuel, celui qui au gré de ses nouvelles applications et autres réseaux communautaires à la mode me permet de vivre de nouvelles aventures, toujours très palpipantes mais qui ne me quitte jamais d'une semelle, fidèle, réactif et toujours disponible : my lovely computer.

Ca me donnerait presqu'envie de fredonner quelques paroles de la plus vintage des animatrices télé pour enfants...

La première fois que j'ai du me réhabituer à vivre seule je me suis retrouvée dans un appartement grand, trop grand, à meubler du sol au plafond, dans lequel même ma respiration résonnait, sans télé, sans radio, sans vrais copains ni amis, ni même ordinateur. Juste mon petit bout et moi. La solitude a pesé très fort, je tournais en rond, rentrer chez moi devenait juste insoutenable, j'appréhendais l'échéance, je n'ai d'ailleurs jamais réussi à y créer un univers harmonieux. Seul le vide a survécu puisque je suis partie. Je suis retournée d'où je venais, pour tenter une expérience vaine, juste pour rompre avec une solitude qui me paraissait insurmontable. J'ai compris ensuite que c'était une mauvaise raison.

La seconde fois, qui fût donc aussi et hélas la bonne, le premier objet que j'ai du déballer des cartons c'était mon compagnon. Il m'a aidé à dépasser le cap de l'ennui, du manque de l'autre, non pas qu'il s'y soit substitué mais il m'a permis de faire la différence entre ce qui était bon et ce qui ne l'était pas, entre ce qui me manquait et ce qui ne me manquait pas.

J'ai peu à peu dans la souffrance aussi parfois hein! faudrait pas penser non plus que je me sois robotisée au passage reconstruit un réseau social, je me suis mise à écrire, je me suis surtout retrouvée face à moi même devant ces mots que j'alignais, sur une fenêtre de messagerie instantanée ou même ailleurs... et peu à peu la vie s'est remise en route... J'ai recommencé à sortir, à rencontrer des gens, pas toujours les bons mais peu importe, j'étais vivante! 
J'ai sans doute au passage du devenir un peu accroc à mes mails déjà mais aussi tantôt à  m****c, tantôt à myspace, tantôt à facebook, je me suis souvent surprise à attendre patiemment des signes de vie virtuelle. Mais j'ai ainsi pu prendre le temps de savoir qui j'étais, de tenter des choses un peu folles comme de construire d'avancer auprès d'un compagnon qui me donnait accès à tant de choses!

La vie 2.0 était lancée!

00:20 Publié dans Célibattante | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | | |  Facebook

Commentaires

très belle histoire ......la tienne ! bisou

Écrit par : betounet | 22 mars 2009

N'en plaise à ses détracteurs la vie 2.0 fait aussi partie de la vie réelle. Toujours autant de délicatesse et de sensibilité. Des bises. @ +++

Écrit par : Pierre-Jean | 23 mars 2009

Zut, "n'en déplaise" !

Écrit par : Pierre-Jean | 23 mars 2009

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