17 novembre 2008
... Poscriptum ...

Ah oui, j'oubliais, ce film, ce Clint Eastwood à la photographie magnifique sublimant une histoire pourtant sordide en fond de toile, m'a fait penser à toi maman. J'ai cru revoir ces photos de toi en noir et blanc où si belle mais toujours un peu triste tu te sentais déjà si mal, occultant ton charme pourtant si présent, refusant ta féminité à l'âge où moi je suis en train d'accepter la mienne. Et les larmes se sont formées, j'ai tenté de les ravaler, de les enfouir. Tu ne réponds plus à mes messages, ignores mon existence qui te fait sans doute trop de mal, tu nous prives d'une vie qui pourtant est si belle. Mais peut être que tu passes encore un peu par ici. Tu as même passé sous silence mon vrai passage à ma vie de femme, mes trente ans. Tu espères que le temps guérira cette blessure, tu oublies presque ta vraie vie pensant qu'elle te permet d'en vivre une autre, alors que le bonheur se forme aussi dans le cap que l'on est capable de dépasser. Ce manque est pour moi présent au quotidien, mais je l'accepte parce que j'ai compris égoïstement que ça me faisait moins mal. En cela tu avais raison, t'effacer pour m'éviter de souffrir mais dans le fond c'est tout simplement inacceptable. Je comprends ta douleur, mais je regrette ton manque d'assurance et de maturité. Et j'avais juste envie de te dire que je t'aime.
00:48 Publié dans Mes coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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