25 octobre 2008
... Va chercher bonheur ...
Déjà bien une semaine voire plus que l'envie de revenir par ici se fait sentir, le titre, l'idée du texte tout est là sauf le passage à l'acte... Je voulais parler de mon bonheur le week end dernier, de cette première kermesse dans la nouvelle école, de la quiétude du panier, de mes rêves qui reviennent petit à petit, de rencontres surprenantes, et puis les jours passent et la mélancolie reprend toujours un peu le dessus viscéralement. Dans ma quête perpétuelle je suis passée à l'étape bilan de compétences en espérant qu'un consultant extérieur allait pouvoir m'aider, me pousser, me plonger dans ma réalité or j'ai le sentiment de régresser, de n'avoir entendu que des choses sur moi que je ne savais déjà... Certes je suis réconfortée dans l'idée que du haut de mes 30 ans j'ai sans doute déjà fait un bon travail personnel et que je me connais plutôt bien, mais j'ai hélas aussi compris que je suis la seule à pouvoir donner une impulsion, un nouveau souffle et que cet enfermement qui ressort même dans mon écriture - étude grapho à l'appui - reste pour moi le plus grand des mystères, la clé à trouver pour délier cet immobilisme. Pourtant objectivement ma vie me plaît, je suis si heureuse de me sentir libre dans mes choix et pourtant je n'en fais pas beaucoup, je me laisse porter par les jours qui se suivent et se ressemblent, je ne sais par où commencer pour me sentir satisfaite, je me mets une pression de dingue pour tout réussir, ne laissant sans doute que très peu de place à l'imprévu. Tout réussir, être valorisée, me sentir belle, pffff, je ne me sens parfois que comme une ado attardée ou cette enfant qui a besoin qu'on la pousse encore et toujours, et qui pourtant a poussé un peu trop seule. J'aimerais dépasser ce stade, ce manque, mais il me rattrape sans cesse, m'entraînant alors dans la quête du "sois parfaite et sois forte" en ne m'autorisant que très peu de bonheur.
Et à tout vouloir réussir je foire à peu près tout...
Déjà plusieurs mois que je me suis entourée de coaches, ah ça pour m'entourer je m'entoure, mais je stagne, je dois sans doute même épuiser ceux que je sollicite sans vraiment parvenir à mes fins... IMC, journalisme, communication, Freud, décoration d'intérieur, peeling, je tourne et retourne les maillons de ma vie pour trouver comment vivre, je m'épuise à l'effort tentant de combler ces vides que je refuse de laisser m'immerger, et pourtant je ne suis toujours pas vraiment actrice, j'ai toujours sur moi ce regard qui juge, qui tranche, ce regard dur qui ne voit que trop rarement la belle personne que je pourrais être. Pourtant à côté de ça je suis capable de m'émerveiller sur les jolies paroles de mon fils, sur sa vivacité, sa lucidité, sur le ciel bleu, j'ai commencé le solfège, les envies sont là avec l'arrivée du week end mais je ne supporte plus de me sentir en demie teinte constante, de m'endurcir, de devenir insensible, me demandant même si je peux encore aimer, m'enthousiasmer plus que cinq minutes sur la dernière maison bio, ou sur le pain que j'ai cuit... La vie me paraît si étrangère parfois. J'attends d'elle sans doute trop. Un peu comme ces orgasmes que je trouve si fades, mon exigence en tout est très élevée. Baisser le curseur disait l'autre, oui mais pas envie.
Alors je souffre de ces désirs latents qui me frustrent mais jamais ne s'activent, ou si lentement...
01:29 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Commentaires
Hop hop hop, un petit passage tout d'abord pour te remercier pour ton mail reçu ces jours ci et puis aussi pour te dire qu'il faut se forcer un peu cela finit toujours par payer.
Je suis à des milliers de kilomètres d'être au top de ma santé morale et sentimentale mais je commence à apprécier les petits moments qui se présentent à moi et ce même si les maux les plus profonds sont là. Je me dis que c'est un début et que petit à petit on devient moins petit, ce proverbe a été imaginé pour moi, c'est pas possible autrement. Des bises. Et je serais là parce que je te dois beaucoup de choses qui me sont arrivés ces derniers mois, de mon côté je continuerais à te pousser modestement pour que tu arrives là où tu veux aller.
Écrit par : Monsieur White | 27 octobre 2008
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