12 janvier 2007

Première esquisse de réponse...

Je crois avoir compris quelque chose depuis ces derniers temps. L'envie de ce blog m'est venue parce que je cherchais à comprendre pourquoi la bonne copine, pourquoi la meilleure amie... J'attendais presque des témoignages, des pistes qui viendraient d'ailleurs, qui m'aideraient à comprendre...

Ce soir une esquisse de réponse semble pointer le bout de son nez. Elle est venue toute seule, enfin presque car rien n'est jamais isolé encore moins celle ci finalement....

Je crois qu'en partie c'est parce que je me complais dans ce rôle... S'attacher à la personne qui vous repousse, craindre celle qui s'attache à vous, oui je le vis je crois ce fameux complexe assez banal en somme. Oui je le découvre et le perçois un peu plus chaque jour. Je me nourris presqu'en fait de cet abandon qui se reproduit, une complaisance, une mélancolie de la tristesse et du manque qu'il procure comme si c'était finalement le sentiment le plus fort que je sois capable de ressentir, oui plus fort que l'amour finalement. Je repousse ceux qui ont envie de moi et harcèle ceux qui me fuient. Banal, bien connu, souvent relaté mais je crois que je comprends ce soir que je suis en plein dedans! Et puis il y  a aussi de la légèreté dans cette bonne copine, dans cette meilleure amie, un épanouissement de ce que je suis sans retenue, sans crainte de décevoir ou de déplaire des qu'il y a plus si affinités... Oui une liberté de me sentir être celle que je suis, celle qui me plait sans pression, sans jugement meme tacite, meme inconscient.

Et puis aussi parce que s'arrêter sur une personne signifie aussi couper de cette liberté. J'en suis toujours à cette conception je crois, jen'ai pas beaucoup avancé. Mais c'est comme une liberté la aussi qui se stopperait, un choix qui se réduirait dans mes rêves d'idéal, et si la personne que je connaissais ensuite était encore mieux... J'ai presque honte de ressentir ça, ça neme paraît pas digne, mais c'est ce que je ressens souvent.

Et je crois que j'ai peur du bonheur, oui vous rendez vous compte, que deviendrais-je sans mes etats d'ame, sans mes melancolies, sans mes vides, sans mes manques, que se passerait il en moi si je me sentais comblée, qu'y aurait il en moi à la place de ces maux parfois, de ce goût métallique... Oui je crois que j'ai peur d'abandonner ma façon de percevoir le bonheur dans la mélancolie et le manque. Peur de rayonner, peur de m'offrir, c'est tellement plus facile de vouloir s'offrir à un être fermé car il ne prend rien de vous, vous laisse intacte, ne vous demande rien au contraire vous ne faites que fantasmer, cristaliser, vous ne faites que vous aimez seule en sens unique.

Je réalise quel paradoxe il y a dans ce besoin évident d'échange et cette peur de le vivre, de le concrétiser! Mais c'est peut être aussi queje suis en pleine reconstruction et que j'ose reconnaître que je ne suis pas prête, qu'il faut  laisser le temps au temps...

Aie aie aie...

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Commentaires

le découvrir c'est bien !

Maintenant, il faut "l"'accepter et vivre "avec"...

Écrit par : Noa | 12 janvier 2007

La Prise de conscience
c'est souvent le début d'une grande aventure vers le changement

Écrit par : laparhasard | 13 janvier 2007

Changement vers demain...Mais j'ai bcp aimé lire ton explication de ton état...Je ne partage pas totalement ton point de vue, question de caractére surement, mais je le comprend...
Bises et bravo pour ton blog

Écrit par : Free | 13 janvier 2007

Tu pourrais rapporcher cette note de la précédente : "oser"...
Oser se dévoiler
Oser donner
Oser s'offrir
Oser s'abandonner
Oser fermer les yeux
Oser avoir peur
Oser le dire
Oser partager
Oser avoir confiance
Oser douter
Oser faire le premier pas
Oser attendre
Oser.... changer
;-)

Écrit par : Benoît, membre de la FAPM | 16 janvier 2007

Ha que je connais ces sentiments... Ces amours secrets enfouis au fond de nous, gardés jalousement comme un trésor de peur qu'on les abîme de réalité, inexposables, ces amours beaux et tristes qu'on ne veut partager avec personne car on sait d'avance que personne ne peut comprendre et que par conséquent les autres ne feront que briser nos rêves. Garder égoïstement ces sentiments intenses , souffrir à en crever mais ressentir la force de l'amour absolu, savoir qu'il est là, et qu'il nous suffit, même s'il n 'est pas partagé, parce que nous il nous rend heureuse et nous donne un but pour se lever le matin. Ne rien attendre en retour, se nourrir juste de l'idéal qu'on s'est imaginé dans nos têtes de rêveuses, parce qu'on sait qu'en vrai le prince charmant va se transformer en grosse grenouille qui coasse pour ne rien dire. On prefere penser qu'il est parfait, le croire, s'en persuader, c'est bien plus de satisfaction. Alors oui bien sûr après y a la vraie vie, et dans la vraie vie on vibre pas à chaque instant, et ça on a du mal à s'y faire. Mais tu as raison, il faut être prête pour supporter ces désillusions. Il faut être prête pour partager son trésor. C'est pas rien de se séparer du bonheur de rêver les yeux ouverts. Mais des fois c'est plus simple qu'on croit. Moi j'ai fini de transiter et j'ai quitté cet état le jour où j'ai pris conscience que l'amour n'existait que dans ma tête et que j'en étais maître. Prends le pouvoir sur tes émotions et à ce moment-là tu seras surprise de voir à quel point il est facile de manipuler les émotions des autres, même sans le faire exprès. Gros bisous.

Écrit par : Philosofille | 16 janvier 2007

Vouloir être la meilleure copine n'est-ce pas aussi un peu vouloir se fondre dans l'autre pour en tirer le meilleur, ne plus se chercher soi-même, avoir enfin confiance en soi à travers ce qu'il nous renvoie de nous-même? Le rejeter n'est-ce pas aussi jeter une partie de soi qu'on ne veut plus voir?... Mais c'est alors se tromper totalement sur l'autre car il n'est pas uniquement cette partie de soi qui nous incommode.

Écrit par : claire mélitées | 16 janvier 2007

@ benoit : cette note est d'ailleurs venue apres avoir "oser"...
@ philosophille : pasmal ta vision, j'avais jamais vraiment à ça mais du coup ça me fait réfléchir! j'adore te lire!!!
@ laparhasard : du changement oui j'en ai besoin, pas de révolution non plus mais du changement qui me fasse du bien à mwa rien qu'à mwa!! :)

Écrit par : ardence | 16 janvier 2007

Un coeur insaisisable car pour l'obtenir il faut ne pas le désirer.
C'est un peu l'impression que j'ai moi aussi. être attiré par ceux qui ne sont pas attirés par nous. Savoir exercer un pouvoir de séduction mais le perdre dès qu'on obtient ce qu'on cherchait. Pas vraiment par peur de le perdre mais peut être tout simplement par envie de le perdre. Et lorsqu'on perd celui qui nous a aimé, lorsqu'il s'interesse à quelqu'un d'autre, sentir au fond de soi l'envie de le reconquérir. Mais ne pas le faire parce que "ça ne se fait pas" et parce qu'"il a déjà assez souffert"
Ne pas vouloir s'attacher trop et ne pas vouloir que l'autre s'attache trop de peur de trouver mieux ensuite, de s'attacher plus à quelqu'un d'autre, de ne plus savoir ou on en est.
Bref, une situation difficile et dont on ne veut pas soi même se sortir parce qu'on y trouve des moments de bonheur plus intense encore que dans une relation suivie et "sérieuse". Mais à un moment on se pose, on ne butine plus de fleur en fleur, on en a marre en quelque sorte. La seule question est : "quand viendra pour toi ce moment ?"
La peur est un sentiment trop humain, et on préfère souvent vivre dans le présent que dans le futur. Mieux vaut vivre au jour le jour et attendre cleui qui nous fera vraiment vibrer...

Écrit par : laraannain | 20 janvier 2008

brrrr ça fait froid dans le dos... ce post a maintenant plus d'un an et aujourd'hui meme je souffre de la meme chose...

Écrit par : ardence | 20 janvier 2008

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