10 février 2010

:: Liberté d'expression #4 ::

"A PEINE PENSEES : DEJA CICATRISEES"

Déclarer sa flamme, certes, mais pourquoi donc ?

« Qui embrase trop, mal éteint… »

Michael Jackson, feu king of pop

 

Ah, les premiers flirts, les premiers baisers, les premiers amours, les premiers chagrins, les premiers râteaux, bref, les premiers émois…

Que de souvenirs mémorables où les moindres regards, effleurements ou sourires (même avec un appareil dentaire) pouvaient nous transporter instantanément, tels des Spock de l’amour, sur ce petit nuage où Cupidon avait élu domicile.

Epoque bénie, s’il en est, à peine gâchée, rétrospectivement, par le playboy de service à l’excroissance boisée qui ravissait toujours le cœur de la bombe de l’école — celle-là même avec qui nous projetions d’échanger Dragibus et salive…

C’est donc à cette même époque que j’entrepris de faire ma première déclaration — celle des impôts viendrait plus tard.
Du haut de mes 13 ans et de mon mètre douze, je convoitai alors mon premier grand amour.
Désorienté, hagard, soucieux, en un mot amoureux, je décidai de prendre les choses en main, si j’ose dire, et de demander conseil à mes sœurs, plus au fait, de par leur maturité, quant à celles de l’amour.

Voilà comment je découvris cette incandescente déclaration qui me laissa dans un premier temps perplexe, pensant benoîtement qu’il me fallait aller à la Mairie déclarer ma flamme comme on déclare une naissance ou un véhicule, pauvre de moi, alors qu’il était en fait question de dévoiler ses sentiments, ladite flamme, à une jeune femme, comme l’entendaient les héros romantiques du milieu du XIXe siècle qui s’épanchaient sur un bout de papier éclairés à la bougie…

Pour la petite histoire, à défaut de bougie — j’aimais trop ma lampe de poche offerte par Pif gadget — et de flamme réciproque, je tins pendant longtemps encore la chandelle, ce qui m’évita d’en voir trop souvent trente-six et de me jeter trop rapidement dans les feux de l’amour. Dangereux pour la santé, il est vrai, mais à consumer sans modération….

 

En lire plus => Avoir un chat dans la gorgePasser à la casseroleTailler une pipe

08 février 2010

... Le paradoxe amoureux ...

Merci twitter... Ces derniers temps je veille, un peu trop et tellement bien que je suis tombée sur un paradoxe, amoureux...

Il m'a suffit d'un lien, d'un clic, de quelques mots pour me précipiter sur ce livre alors que d'autres s'empilent sur ma table basse, s'entassent sur mon bureau sur les réseaux sociaux, le monde 2.0, les usages des nouvelles technologies et m'attendent impatients mais terriblement immobiles...

Ils m'attendront encore un peu.

Je n'ai pas su résister à la tentation, celle que je cherche à comprendre, à décortiquer depuis 447 notes, depuis 447 billets, depuis trop d'histoires sans doute, sans vraiment y trouver de réponses, ni de bonheur qui dure, que des tranches de vie, des tranches d'envie, des tranches d'amour.

"Choisir qui l'on aime, aimer qui l'on veut : pour arriver à ces libertés qui nous semblent évidentes, il a fallu une longue révolution du sentiment commencée au XVIII° siècle.
Mais ces droits chèrement acquis ont un prix. Comment l'amour, qui attache, peut-il s'accomoder de la liberté, qui sépare? C'est tout le dilemme du couple contemporain, qui vénère à la fois la passion et l'indépendance."

Rien ne dit que j'y verrai plus clair après la page 272, ni que j'aurai plus de chance d'y arriver, mais j'ai terriblement envie d'aller me glisser au fond du lit, de profiter de ma solitude retrouvée, et de l'apprivoiser avant qu'elle ne m'apprivoise pour mieux le retrouver quand il aura bouclé son journal.

Peut-être un peu plus libre, un peu plus amoureuse.

Mais quinze jours c'est sûr c'est trop long.

05 février 2010

... Un amour de concours ...

Paraît que dans quelques jours c'est la fête des amoureux, des gens heureux qui se baladent main dans la main, mélangent leurs sentiments, partagent leur quotidien, poussent le caddie à deux, font des projets d'avenir ou mieux des câlins sous la couette.


Ils ont de la chance ou pas.

Même en essayant de me souvenir, je n'ai pas mémoire d'une Saint Valentin qui ait marqué mon esprit.

J'ai du trouver ça mignon il y a dix ans et encore...

Ah si je crois que j'avais tenu à offrir un anneau gris et reçu en échange un diamant blanc mais quand je le vois prendre la poussière au milieu de mes bijoux fantaisistes je me dis que ça n'en vallait vraiment pas la lourde peine et que surtout rien n'est éternel, loin de là.

Il y a bien du y en avoir dautres que j'ai même sans doute du trouver douces sur le moment, mais je les ai oubliées aussitôt le valentin dans le vent.

Alors au rythme où j'échoue sur le long terme, je n'ai donc fait qu'imaginer, ça oui, une déclaration romantique, un enlèvement consentant, des yeux bandés, un fait marquant, un baiser juste un peu plus tendre...

Et puis j'ai arrêté de rêver bêtement, l'amour n'a pas besoin de fête, il lui faut juste un peu de place et beaucoup d'attention.

Je crois que je ne voudrais même pas un cadeau, même cette année.

Pas de mise en scène juste une porte ouverte.

Maintenant si vraiment quelqu'un insiste, Marionnaud par exemple, j'essaierai sans doute de ne pas dire non, d'accepter à coeur ouvert la Terracota N°2 qui a rendu l'âme, pour déposer sur mes joues un peu de poudre d'amour, rendre mes pommettes un peu plus saillantes histoire d'avoir sur lui mon petit effet.

 

Si en plus, le même homme, Marionnaud, le Spécialiste du coffret cadeau, me murmure à l'oreille que celle ou celui d'entre vous qui saura le plus m'émouvoir ou m'amuser en me confiant son souvenir de Saint Valentin remportera un bon cadeau de 50 euros, alors oui, dans ces conditions, il y a de fortes chances que j'Aime.

NB : Fin du concours dimanche 7 février à Minuit.


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